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La catastrophe a failli se produire. L'Italie a failli ne pas sortir de 10 ans de Berlusconisme, ce mélange de poujadisme, d'ultralibéralisme et l'atlantisme. Le couvercle qu'avait posé Berlusconi sur la démocratie Italienne était tellement fort qu'il a résisté jusqu'à la dernière minute. Il serait donc faux de penser que la page est définitivement tournée. Car ni les ressorts de la crise sociale et politique, ni les motivations de la base sociale réelle du berlusconisme n'ont disparu. La mondialisation nous apporte ces produits dérivés, autoritarisme et populisme pour faire passer l'amertume du produit lui-même.

Cependant, si je dresse un tableau un peu pessimiste, les motifs d'espoirs sont également réels pour l'Italie et pour l'Europe. En Italie d'abord, la méthode d'élaboration originale du projet de la gauche peut mener à des réponses nouvelles aux problèmes économiques et sociaux qui ne soit pas la traditionnelle soupe libérale teinté de social que les gouvernements de gauche ont eu tendance à nous servir tout au long des années 90 et qui a mené aux échecs que l'on connaît. En Europe ensuite, personne ne peut penser que Prodi n'ira pas dans le sens d'une plus grande intégration économique et politique de l'Europe. Enfin avec l'Espagne, le Portugal et quelques autres l'Italie à gauche devra être un appui important de notre stratégie de construire une Europe sociale si nous arrivons aux responsabilités. Pour ce qui est de ce dernier sujet, c'est à nous de nous en préoccuper.
Publié par emirdeniz à 12:20:43 dans Europe | Commentaires (0) | Permaliens
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