
Hrant Dink. Peu de gens connaissaient en France ce journaliste jusqu'à ce qu'il ne soit lâchement assassiné devant la porte de son journal il y a quelques jours. Des milliers de turcs sont aujourd'hui allé à ses funérailles pour montrer au monde entier que la haine diffusée par diaspora arménienne et certains nationalistes turcs n'est pas partagée par l'immense majorité des turcs.
Mais comment ne pas faire le lien entre ce meurtre et la récente proposition de loi en France punissant de prison ferme le « négationnisme » du génocide arménien. Cette proposition de loi a libéré la haine des nationalistes turcs qui ont pu s'en donner à cœur joie dans la presse et sur Internet pour diffuser leur haine contre la France et les arméniens comme je l'avais prévu et comme j'avais prévenu mes camarades du MJS lors d'un Conseil National un peu agité.
Hrant Dink est donc la première victime de cette loi. Cet homme qui se disait turc et arménien et militait pour l'amitié turco arménienne avait demandé à la diaspora de laisser la société civile turque s'emparer elle-même de la question arménienne plutôt que de l'instrumentaliser à des fins électorales.
Espérons au moins que cet assassinat leur serve de leçon et qu'elle permettra d'ouvrir une nouvelle page entre les deux peuples.
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