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En France le mot intellectuel a quasiment toujours été associé à "de gauche". Que s'est il passé pour que les même qui hier défendaient la dictature du prolétariat et se félicitaient de la "libération" de Saigon par le Vietminh soutiennent aujourd'hui le plus ultra libéral et atlantiste leader de droite, en rupture complète avec une certaine tradition gaulliste et "sociale" de la droite française traditionnelle.
Le fait n'est pas nouveau puisque certains d'entre eux avaient déjà soutenu l'invasion américaine de l'Irak en 2003. On aurait pu pensé alors, comme certains le pensaient que Saddam était un dictateur etc. etc., en quelque sorte un soutien humanitaire à un Bush qu'ils ne soutiennent pas par ailleurs. Mais a les entendre aujourd'hui soutenir sans réserves le petit Bush français la question se pose de savoir si c'est la gauche qui a changé comme ils le disent ou si c'est eux qui ont troqué leurs habits de gauchistes pour le vedétariat philosophique du tout Paris.
André Glucksman, ancien maoiste qui qualifiait le gouvernement Pompidou de "dictature faciste" et qui théorise son passage de l'ultra gauche à presque l'extrême droite par le néant idéologique de la gauche. Finkelkraut, Weizmann, Bruckner, tous des anciens compagnons de route de la gauche.
Comment cela est-il possible ? Prenons l'explication de Glucksman, c'est à dire le sois disant néant idéologique de la gauche. Le rôle des intellectuels de gauche n'était il pas justement de combler ce vide idéologique ? Par ces mots même Glucksman et consors admettent leurs propres défaites idéologiques faces aux néoréactionnaires et montrent qu'ils se sont eux même pliés face à l'ordre établi. D'ailleurs n'ont-ils pas toujours été dans le sens du vent étant donné qu'ils ont été gauchistes en 68 (en dehors de Finkelkraut), mittérandiste dans les années 80 et Sarkosistes aujourd'hui.
En réalité, ces "avant gardes" se sont toujours trompés et lorsqu'ils renient aujourd'hui ce qu'ils ont fait ou dit hier c'est un terrible aveux d'impuissance qui mène nécessairement à un défaitisme qui ne peut être quez sarkosien.
En quoi serait il légitime de soutenir Sarkozy aujourd'hui ? Sur quelles valeurs de gauche s'appuient ils pour le justifier ? L'ultralibéralisme, l'autoritarisme, ou encore le néoimpérialisme américain ?
Heureusement, leur crédibilité est inversement proportionnel à leur bruit médiatique.
Publié par emirdeniz à 21:18:58 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
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