Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...
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Voilà comment est géré le monde aujourd'hui. Par quelques chefs d'état et de gouvernement, jamais d'accord entre eux dans un cadre informel derrière des fils barbelés. Autant le dire, ce monde n'est depuis longtemps pas gouverné. Or, il ne s'effondre pas et le train-train continue entre micro et méga guerres, micro et méga crises et micro et méga contestation.
Mais alors qui gouverne ? C'est ici qu'on voit la force des idées. Ce monde n'a plus besoin de personnes pour donner d'orientation politique car l'orientation politique est implicite et personne ne la remettra en cause. Les institutions internationales et leurs bureaucrates ont intériorisé un fonctionnement fondé sur le consensus de Washington. L'OTAN sait qu'elle doit se plier aux Etats-Unis et l'Union européenne avance dans le sens d'une méga-institution chargée de normer le libéralisation indépendamment de ce qui se passe dans le reste du monde. De là à dire qu'on s'emmerde ! Heureusement qu'il y a de temps un temps un coup de gueule du président Chavez pour sortir de cette partition écrite à l'avance.
Il n'est plus là le temps ou Kroutchev tapait sur le pupitre des nations-unies avec sa chaussure. Le temps ou De Gaulle déclarait le Québec indépendant, ou les non-alignés se regroupaient ostensiblement pour dénoncer les impérialismes où les bruits des peuples révoltés ébranlaient les marché financier. Ne vous y trompez pas, l'agitation actuelle du président Poutine vise d'avantage à avoir un rapport de force pour négocier d'autres choses avec l'occident qu'à remettre en cause cet ordre global.
Il n'y a qu'à voir la bourse, quoi qu'il arrive, les ventes de détails aux Etats-Unis calculés par l'Institut économique du Michigan pour le mois de mai sont plus importantes que le nom du président de la république en France. Autrefois quand la gauche arrivait au pouvoir les marchés étaient pétrifiés aujourd'hui ils rigolent.
Tout se passe comme si ce monde financier était totalement déconnecté de la réalité politique et géopolitique. Le marché n'a que faire de la manière d'être gouverné du pays, il sait qu'il y a un background libéral minimum qui sera maintenu quoiqu'il arrive, on appelle cela la bonne gouvernance.
Le marché n'a plus besoin de norme politique pour se gouverner car il dicte lui-même une norme implicite acceptée par tous. Cette norme non-écrite, ce contrat libéral de gré à gré ressemble à s'y méprendre au droit coutumier du moyen âge. Il ne faut pas enfreindre la coutume libérale, c'est la seule règle. Cette absence de règle et ce fondement sur ce que d'aucuns appelaient la « lex mercatoria » (1) a autrefois commencé à poser des problèmes avec l'avènement des nations et les contradictions qui allaient avec. On constate aujourd'hui que c'est encore une fois le conflit entre la norme idéologique non écrite et la réalité des corps politiques qui est susceptible à l'avenir de poser problème aux fantômes gouvernants du nouvel ordre mondial.
(1) La lex mercatoria est un ensemble d'usages, de pratiques et de principes que les opérateurs du commerce international s'efforcent de respecter (codes de bonne conduite) sans passer par le droit international privé et donc sans désignation de la loi étatique, sauf les lois de police et celles portant sur des questions d'ordre public.
Publié par emirdeniz à 11:33:24 dans International | Commentaires (2) | Permaliens
07-06-2007 11:19
De emirdeniz
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07-06-2007 03:17
De Den85 Sujet:
G8 et enjeux planétaires
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