Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...
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L'actualité est aujourd'hui marquée par une fin de règne étrange. Un mélange de nostalgie et d'amertume a du prendre à la gorge le travailliste lambda dans son quartier populaire de Manchester ou de Liverpool. Celui qui a fait gagner la gauche est aussi celui qui a signé pour un temps long l'abandon de la valeur cardinale du socialisme : l'égalité.
N'en déplaise aux apôtres français du blairisme, la période Blair du Labour (maintenant new labour) signifie une rupture fondamentale avec les idéaux socialistes qui ont été les siens. Le new labour d'aujourd'hui ne se réclame d'aucune catégorie sociale, il a réussi à mettre à plat son lien organique avec les syndicats qui l'avaient fondé. Il n'est aujourd'hui la représentation sociale d'aucune catégorie en particulier mais plutôt l'incarnation du parti socialiste postmoderne pour qui la nouvelle « british way of life » fait office de paradigme idéologique.
Les tenants du blairisme trouveront toujours de quoi montrer que Blair était plus à gauche que Thatcher mais quel intérêt. Est-ce cela que les ouvriers abandonnés à leurs sorts, les misérables qui se multiplient et qui sont aujourd'hui misérable depuis plusieurs génération attendaient du parti censé les défendre ? Ou encore, la jeunesse britannique a-t-elle encore quelque chose à attendre d'un gouvernement qui a passé les frais d'inscription de rien à 4500 £ dans les universités et qui a placé 4,5 millions de caméra dans le pays pour surveiller les faits et gestes de ses administrés ?
Il faut se demander pourquoi la majorité des admirateurs de Tony sont du côté droit de l'échiquier politique et pas seulement en France (où la gauche serait archaïque). N'avoir pas réussi à mettre en place un système de santé qui soigne, un système éducatif qui éduque, un système de redistribution qui redistribue les milliards de la city en 10 ans de pouvoir est sans conteste un échec pour un gouvernement qui se veut de gauche. Alors, il y a une autre explication, ce gouvernement est peut-être tout simplement de droite et alors c'est une escroquerie.
Publié par emirdeniz à 21:10:37 dans Europe | Commentaires (0) | Permaliens
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