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Union Industrielle pour la Maîtrise Mentale | 16 mai 2008

C'est hier que les révélations les plus importantes sur l'affaire de la caisse noire de l'U.I.M.M ont été faites par le journal « Le Monde ». Ayant eu accès au dossier, es journalistes du monde font des révélations qui pourraient s'avérer être des bombes mais qui ne seront peut-être que des pétard mouillé au vu du peu d'intérêt du reste de la presse pour l'affaire. Et pour cause, elle y est directement mise en cause. Petit rappel de l'affaire. L'Union des Industries Métallurgiques et Minières crée dans les années 70 un fond de solidarité entre industries du secteur touchées à des degrés divers par de forts mouvements de grèves et des revendications salariales dans les années 70. Une sorte de « caisse de grève » à ‘envers, ce terme étant jusqu'ici employé pour les caisses de grèves salariales qui permettent de tenir une grève un peu plus longtemps sans manquer du minimum vital. 

Une grosse caisse de grève donc avec 600 000 000 d'euros aujourd'hui sur le compte soit 600 000 SMIC prélevés on ne sait comment sur les comptes des entreprises concernées. Dès la révélation de « l'affaire » toute la presse et tous les éditorialistes de gauche et de droite après avoir un peu sermonné le patronat décide que finalement cette argent étant destiné aux organisations syndicales pour qu'elles puissent de temps en temps signer des accords ce n'est pas grave. Cette théorie de la fluidification des relations sociales par l'intermédiaire de cash était d'autant plus crédible qu'on connaissait depuis longtemps les relations particulières entre FO et une partie du patronat durant les années 70 et le contexte de guerre froide dans lequel tout ce qui n'était pas communiste était bon à prendre. Mais voilà, cette théorie qui est peut être partiellement juste sert de cache sexe à une réalité beaucoup plus vaste et généralisée. En réalité, l'argent du patronat était semble-t-il utilisé pour acheter tout ce que le pays compte de personnes qui comptent : journalistes, éditorialistes, sociologues, certaines organisations étudiantes, bureaux d'étude, ... Il s'agissait ni plus ni moins de mener la bataille culturelle et idéologique dans le pays à coup de billets de banque. Pire, une partie des fonds aurait servi à rémunéré des patrons déjà grassement rémunérés. Par exemple, le fondateur de l'U.I.M.M François Ceyrac qui n'est plus en fonction depuis longtemps habiterait selon le monde dans une maison dans les Yvelines appartenant à ... l'U.I.M.M. 

Toutes ce malversations et cette évasion fiscale ont été faites dans de très respectables banques dont BNPParisbas qui ne s'est jamais ému de retraits en liquide de plusieurs millions de francs à l'époque et n'a averti la « tracfin » chargée de surveiller les mouvements bancaires suspects qu'en 2004, alors que l'E.P.I.M (entraide mutuelle des industries métallurgiques) par lequel transitaient les fonds a été créé en ... 1977.

Pendant 30 ans  donc l'UIMM a financé à la fois illégalement des personnes physiques dans son entourage mais également une partie de ce qu'on appelle « l'intelligentsia » de notre pays qui est chargée théoriquement d'avoir justement un regard critique vis-à-vis de la société telle qu'elle est. 

Ceci étant dit, il n'y a aucun doute sur le fait que certains journalistes et autres « intellectuels » auto désignés auraient pensé la même chose en étant ou non corrompus. Simplement, lorsqu'on a le ventre plein ça laisse le temps d'écrire davantage de billets fumeux sur es « nécessaires réformes » ou « le miracle économique anglais ».

Publié par emirdeniz à 11:44:11 dans Divers | Commentaires (0) |

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