Je m'apelle Emir Deniz. J'ai 28 ans, je suis conseiller de Jean Pierre Masseret au Conseil Régional de Lorraine. J'ai travaillé pendant 2 ans comme assistant d'Henri Emmanuelli à l'assemblée nationale. Politiquement, je suis membre du Parti Socialiste. J'ai également été membre du Bureau National et du Secrétariat National du MJS chargé de l'éducation. J'ai également milité pendant de longues années à l'UNEF, années qui restent les plus belles pour moi ...
La polémique de la semaine a été lancée par Bertrand. Peut-on être libéral et socialiste ? A priori non, puisque le débat est justement entre ceux qui veulent réguler le marché, disons des régulationnistes un peu keynésiens et ceux qui pensent que plus le marché est dérégulé, mieux il fonctionne, c'est le cas des libéraux. Ah oui mais non Bertrand n'avait pas vraiment voulu dire ça. Il parlait de libéralisme en général, sur les questions de meurs, sur les questions démocratiques, ... D'accord, dans ce cas, cela signifie que jusqu'à aujourd'hui le PS serait partisan de la dictature alors qu'il a toujours eu une avance sur les libertés publiques par rapport à la droite (abolition de la peine de mort, PACS, radios libres, libertés syndicales, ...). Ah non, Bertrand ne voulait pas dire qu'il y avait un débat entre ceux qui sont pour ou contre les libertés, il voulait montrer que la pensée de gauche a une filiation évidente avec les « libéraux » du 19ème siècle. Il est très facile de se fonder sur des arguments historiques pour justement rendre le débat anachronique et le déshistoriciser.
Qui étaient donc ces libéraux du 19ème siècle. Leurs deux chefs de files politiques et idéologiques sont Benjamin Constant et Alexis de Tocqueville. Il ne m'avait pas semblé évident que la pensée de gauche trouvait d'abord ses racines chez ces deux intellectuels. Le premier était contre la démocratie. L'idée répandue alors était qu'il fallait qu'une élite intellectuelle et financière dirige le pays. C'est le système censitaire qui a été utilisé jusqu'en 1871 (avec une brève période de suffrage universel lors de la révolution de 1848). Constant faisait le distinguo entre les libertés anciennes fondées sur le suffrage populaire et la participation des citoyens à la vie publique et les libertés modernes qui consistaient à ce que les citoyens laissent ces affaires à une élite professionnelle, il défendait évidement les seconde. Quant au second, Alexis de Tocqueville, auteur de « de la démocratie en Amérique », il est aujourd'hui encore l'auteur préféré du MEDEF et de François Bayrou pour ses idées très « libérales » sur le plan économiques. Ces intellectuels qu'on appelait libéraux à leur périodes si on souhaite s'y référé n'était donc pas du tout « libéraux » sur les questions de libertés publiques, de démocratie ou encore de lutte pour la libération des peuples. Alexis de Tocqueville justifiera et théorisera la nécessité d'exterminer par la violence le peuple algérien afin d'établir une colonie en Algérie.
Peut-être que Bertrand ne se référait pas non plus alors aux libéraux du 19ème siècle ? A quoi se réfère-t-il alors ? Aux intellectuels qui défendaient une liberté politique et économique au dessus de tout autre considération ? Il s'appelaient Bakounine, Proudhon, Auguste Blanqui et étaient des socialistes non pas libéraux mais libertaires, ce qui ne signifie évidement pas du tout la même chose.
Bertrand a manqué une occasion de se taire, ou alors qu'il nous explique vraiment ce qu'il entendait par libéral. Aux Etats-Unis les personnalités de gauche sont appelées « liberals ». C'est évidement en référence aux conservateurs américains. Bertrand souhaiterait-il que nous devenions un nouveau Parti Démocrate ?
Publié par emirdeniz à 14:32:51 dans France | Commentaires (2) | Permaliens
Suite à votre article en date du 17/05/08 « Royal tombe la Moselle », les militants du Nouveau Parti Socialiste de la fédération de Moselle tiennent à réagir.
Le congrès du PS qui s'annonce ne peut se résumer à résoudre le problème du leadership de notre Parti. Certes c'est un problème à régler car l'organisation institutionnelle de notre république nous impose la nécessite de l'émergence d'un ou d'une dirigeant(e).
Toutefois, le problème de la gauche en général et du PS en particulier ne peut se réduire dans le choix d'un homme ou d'une femme pour le représenter.
Quelle Europe voulons-nous ? Quelle République voulons-nous ? Quel réformisme voulons nous proposer à nos concitoyens ? A l'heure où les mouvements sociaux se succèdent, à l'heure où la mondialisation libérale impose ses inégalités, à l'heure où l'écologie devient une urgence ; avant même le choix des hommes, ce sont ces débats de fonds qu'il nous faudra trancher au moment du congrès.
Nous voulons le dire clairement : nous ne savons pas pour quel premier secrétaire nous voterons pour diriger notre parti. Nous n'avons pas d'a-prirori contre Ségolène Royal. Elle est, comme d'autres légitime, pour être candidate. Toutefois, instruits de nos échecs nationaux passés, nous souhaitons que le congrès qui s'annonce, ne se résume pas à la validation des sondages d'opinions mais à un vrai débat de fond.
Ainsi, si chacun est libre d'exprimer ses choix, ses préférences, pour tel ou telle candidat(e)s,, nous regrettons que nos débats internes ne se résument à des débats de personnes. Ce n'est pas à la hauteur des enjeux du moment et de l'avenir.
Attention, en reproduisant les mêmes erreurs...nous obtiendrons les mêmes effets. Les français attendent autre chose du Parti Socialiste.
Pour le NPS Moselle
Yannick WILLIOT, Secrétaire fédéral aux Services Publiques, Conseiller municipal PS de Yutz
Emir DENIZ, coordonnateur départemental du NPS Moselle conseiller municipal Hagondange
Pierre BONATI, membre du Bureau Fédéral, Conseiller Municipal de Montigny-les-Metz
Etienne Daval, membre du Bureau Fédéral, Conseiller Municipal de Longeville-les-Metz
Gérald Lebourg, Adjoint au maire d'Algrange
Jaques Valentin, secrétaire de section de Verny
François Demay, section de Metz Sud
Publié par emirdeniz à 12:31:50 dans France | Commentaires (1) | Permaliens
Ainsi donc les « grands ténors » du Parti Socialiste mosellans auraient choisi de soutenir Ségolène Royale. Grand moment, la Moselle n'est plus grenat elle est Lys « royale ». Mais sur quoi se fondent nos camarades pour soutenir celle qui a fait le plus faible score d'un candidat de gauche à la présidentielle depuis ... 40 ans (excepté le 21 avril 2002). Sur le texte de la future motion « Royale » ? Non, puisque aujourd'hui, il n'y a pas le début du commencement d'une motion. Sans doute alors sur le seul texte de Ségolène Royal qui existe aujourd'hui c'est-à-dire la plate-forme présidentielle moins les 35 heures (puisqu'elle a affirmé qu'elle est maintenant contre) et moins l'augmentation du SMIC (les 18% de smicards parmi les salariés apprécieront). Mais également sans la suppression de la carte scolaire qui a été déjà réalisée (par Nicolas Sarkozy).
Rien donc, sinon une plateforme présidentielle rejetée par 53% des français. Ah si ! J'oubliais la volonté de réorienter durablement les accords électoraux du Parti Socialiste vers le MODEM, grand parti politique du centre qui a fait des scores aux élections municipales à donner envi au ... Parti des Travailleurs.
D'ailleurs, c'est devenu une habitude au Parti Socialiste comme dans la plupart des partis de la gauche européenne. Lorsqu'on fait une connerie, pour la cacher, on en fait une plus grosse qui permet de minimiser la première. Nous avons perdu le référendum par 45% contre 55% pour le non. Eh bien présentons aux français une candidate sans orientation politique et qui fasse le plus mauvais score de la gauche depuis 40 ans. Si les amateurs de la gauche italienne ne courent plus les rues en ce moment, on trouvera toujours des socialistes pour prétendre que la gauche a perdu parce qu'elle était toujours trop à gauche.
Les élections municipales ont donc permit à certains socialistes mosellans de tirer les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et du 6 mai 2007. Vive le changement sans changement. D'ailleurs, dans l'article paru aujourd'hui, aucun militant « de base » n'est sondé. Le journaliste affirme que la fédération de Moselle est devenues royaliste sur la foie de quelques élus multi cumulards qui, s'ils ont été élus par le peuple n'ont pas brillé jusqu'à aujourd'hui par leur capacité d'analyse ou leur lucidité.
Ségolène, nous voilà !
Le constat est pire encore. Si certains (comme Aurélie Filippetti) sont sincère dans leur engagement envers Ségolène, d'autres, cyniques ne la soutiennent que parce qu'elle est un dénominateur commun à toute la bureaucratie de notre Parti et qui permet à certains de garder leurs postes et d'être plafonné sur leurs indemnités d'élus par le cumul des mandats.
Cet article est dure et ne fait pas dans la nuance, mais au bout d'un moment, les militants en ont marre d'être pris pour des cons par des personnes qui, s'ils ont des convictions, apportent plus d'importance à leur situation propre qu'à la manière pour la gauche et le PS de sortir de l'ornière dans laquelle ils l'ont mis.
En attendant, les français souffrent, le savent-ils ?
Publié par emirdeniz à 15:39:15 dans Divers | Commentaires (6) | Permaliens
C'est hier que les révélations
les plus importantes sur l'affaire de la caisse noire de l'U.I.M.M ont été
faites par le journal « Le Monde ». Ayant eu accès au dossier, es
journalistes du monde font des révélations qui pourraient s'avérer être des
bombes mais qui ne seront peut-être que des pétard mouillé au vu du peu d'intérêt
du reste de la presse pour l'affaire. Et pour cause, elle y est directement
mise en cause. Petit rappel de l'affaire. L'Union des Industries Métallurgiques
et Minières crée dans les années 70 un fond de solidarité entre industries du
secteur touchées à des degrés divers par de forts mouvements de grèves et des
revendications salariales dans les années 70. Une sorte de « caisse de
grève » à envers, ce terme étant jusqu'ici employé pour les caisses de
grèves salariales qui permettent de tenir une grève un peu plus longtemps sans
manquer du minimum vital.Une grosse caisse de grève donc
avec 600 000 000 d'euros aujourd'hui sur le compte soit 600 000 SMIC
prélevés on ne sait comment sur les comptes des entreprises concernées. Dès la
révélation de « l'affaire » toute la presse et tous les
éditorialistes de gauche et de droite après avoir un peu sermonné le patronat
décide que finalement cette argent étant destiné aux organisations syndicales
pour qu'elles puissent de temps en temps signer des accords ce n'est pas grave.
Cette théorie de la fluidification des relations sociales par l'intermédiaire
de cash était d'autant plus crédible qu'on connaissait depuis longtemps les
relations particulières entre FO et une partie du patronat durant les années 70
et le contexte de guerre froide dans lequel tout ce qui n'était pas communiste
était bon à prendre. Mais voilà, cette théorie qui est peut être partiellement
juste sert de cache sexe à une réalité beaucoup plus vaste et généralisée. En
réalité, l'argent du patronat était semble-t-il utilisé pour acheter tout ce que
le pays compte de personnes qui comptent : journalistes, éditorialistes,
sociologues, certaines organisations étudiantes, bureaux d'étude, ... Il s'agissait
ni plus ni moins de mener la bataille culturelle et idéologique dans le pays à
coup de billets de banque. Pire, une partie des fonds aurait servi à rémunéré
des patrons déjà grassement rémunérés. Par exemple, le fondateur de l'U.I.M.M François
Ceyrac qui n'est plus en fonction depuis longtemps habiterait selon le monde dans
une maison dans les Yvelines appartenant à ... l'U.I.M.M.
Toutes ce malversations et cette évasion fiscale ont été faites dans de très respectables banques dont BNPParisbas qui ne s'est jamais ému de retraits en liquide de plusieurs millions de francs à l'époque et n'a averti la « tracfin » chargée de surveiller les mouvements bancaires suspects qu'en 2004, alors que l'E.P.I.M (entraide mutuelle des industries métallurgiques) par lequel transitaient les fonds a été créé en ... 1977.
Pendant 30 ans donc l'UIMM a financé à la fois illégalement des
personnes physiques dans son entourage mais également une partie de ce qu'on
appelle « l'intelligentsia » de notre pays qui est chargée théoriquement
d'avoir justement un regard critique vis-à-vis de la société telle qu'elle est.
Ceci étant dit, il n'y a aucun doute sur le fait que certains journalistes et autres « intellectuels » auto désignés auraient pensé la même chose en étant ou non corrompus. Simplement, lorsqu'on a le ventre plein ça laisse le temps d'écrire davantage de billets fumeux sur es « nécessaires réformes » ou « le miracle économique anglais ».
Publié par emirdeniz à 11:44:11 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Les causes des émeutes de la faim
actuellement en cours dans beaucoup de pays du Sud sont largement discutées par
la presse. Chacun y va de son commentaire. Il y a d'abord la croissance
mondiale qui oblige des pays comme
Toutes ces causes réunies incitent comme pour le pétrole à la spéculation. C'est en réalité cette spéculation qui abouti à l'explosion des prix et empêche des millions de personnes dans le monde, principalement dans les pays importateurs de s'approvisionner en nourriture. A Haïti, ces émeutes ont coûté sa place au premier ministre mais surtout créés une situation de famine dans un des pays les plus pauvres du monde. Les habitants en sont réduits à manger des galettes de boues qui évidement conduisent à des épidémies en plus de la famine. Au Sénégal, au Cameroun, en Ethiopie, au Mexique ou encore en Egypte et dans bien d'autres pays cette situation s'apprête à avoir comme conséquence des troubles politiques graves qui pourraient bien s'étendre et devenir une catastrophe humanitaire et entraîner des exodes ingérable pour la communauté internationale.
Voici un tableau plutôt réaliste de la situation telle que présentée par les médias mondiaux. Pourtant, une cause un peu plus lointaine mais qui est sans doute la cause réelle est volontairement occultée. Il s'agit des politiques d'ajustements structurels imposés par le FMI dans les années 80 et 90 à ces pays. A la fin des années 70 beaucoup de pays du Sud se sont endettées auprès d'autres pays (club de Paris qui réunit les principaux prêteurs) ou surtout du FMI. A cette époque, nous étions au sommet de l'idéologie néolibérale qui sous-tendait les orientations politiques du FMI. Ces politiques, connes sous le vocable de « consensus de Washington » ont eu pour conséquence de diminuer de manière radicale les productions agricoles locales en les obligeant à abandonner les cultures vivrières et accepter d'entrer dans des monocultures d'exportation. Ainsi, la côte d'ivoire devait se spécialiser dans la production de bananes et de café. Le Sénégal dans l'exportation de certains poissons, le Mexique dans le maïs et chacun devait abandonner les politiques de fixation de prix par l'Etat et de subventionnement afin d'entrer dans le grand marché mondial qui règlerait tous leurs problèmes. Dans le même temps l'hypocrisie étai poussée jusqu'à permettre aux Etats-Unis et à l'Union Européenne de permettre un subventionnement massif de leur propre agriculteurs ce qui leur permis d'exporter à des prix défiant la concurrence du Sud et de tuer la plupart des agricultures de ces pays.
Ainsi, on peut dire que contrairement à ce qui nous est présenté, la crise actuelle n'est pas une crise de la demande car la demande augmente régulièrement depuis la seconde guerre mondiale mas les gains de productivité énormes dans l'agriculture ont toujours permit de faire face à ces augmentations. Il s'agit d'une crise de l'offre. Beaucoup de pays qui auraient pu développer leurs agricultures par le maintien de barrières douanière ou d'aide à leurs paysans n'ont pas pu le faire et se retrouvent aujourd'hui démunies. D'ailleurs, il est frappant de comparer les pays qui souffrent aujourd'hui à ceux qui ont subit des dommages dues aux politiques d'ajustement structurels. Les pays comme l'Inde qui ont privilégier l'agriculture et défendu leurs paysans subissent beaucoup moins la situation actuelle que ceux qui sont entrés dans la logique du FMI. La seule chose que nous pouvons regretter aujourd'hui est le mutisme de notre camarade DSK qui au lieu de reconnaître la responsabilité de l'organisation qu'il dirige et changer radicalement les politiques du FMI pour les orienter vers des politiques de développement endogène, se limite à dire que la crise est grave et qu'il faut défendre des politiques de baisse des droits de douanes afin de diminuer les coûts des denrées de base pour les populations du Sud.
Publié par emirdeniz à 10:50:55 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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