Je m'apelle Emir Deniz. J'ai 28 ans, je suis conseiller de Jean Pierre Masseret au Conseil Régional de Lorraine. J'ai travaillé pendant 2 ans comme assistant d'Henri Emmanuelli à l'assemblée nationale. Politiquement, je suis membre du Parti Socialiste. J'ai également été membre du Bureau National et du Secrétariat National du MJS chargé de l'éducation. J'ai également milité pendant de longues années à l'UNEF, années qui restent les plus belles pour moi ...
Amoureux de géographie, de géopolitique ou d'économie, allez absolument faire un tour sur ce site :
Publié par emirdeniz à 19:32:40 dans Divers | Commentaires (1) | Permaliens
Antonio Negri
Michael Hardt
Michael Hardt et Antonio Negri sont probablement les seuls penseurs de gauche à développer une œuvre originale et globale sur la mondialisation. Multitude est leur second ouvrage important sur le sujet après Empire. La notion de « multitude » est ici opposée à l'ancienne conception de peuple. Si Negri et Hardt ne réfutent pas l'idée d'une unité d'intérêt des peuples, en revanche, ils analysent de manière fine l'évolution des formes du salariat et de la production dans les pays développés. Ils estiment que c'est cette nouvelle forme de salariat à la fois multiple mais qui a des intérêts et des luttes communes qui sera la seule capable de mettre en place la démocratie globale qu'ils appellent de leurs vœux. Dans la première partie de l'ouvrage, ils reviennent également sur la notion d'empire qui bien que centrée politiquement sur les Etats-Unis n'est plus une forme politique délimitée géographiquement mais plutôt un monstre tentaculaire qui possède des succursale à travers les multinationales mondiales. Ils expliquent comment cet empire, par le maintient d'une guerre asymétrique permanente tend à occuper de nouveaux espaces politiques et économiques.
Pas très éloigné d'un mélange de néomarxisme et des nouvelles sciences sociales, les deux penseurs posent peut-être les jalons d'une nouvelle pensée altermondialiste qui a vocation à s'enrichir. Quelques critiques tout de même concernant notamment la notion de nation qui est selon eux dépassée mais dont on voit l'actualité dans de nombreux pays y compris européens. Enfin, on peut noter que Negri s'est tout de même trompé dans son analyse au moment du référendum sur le TCE ou la multitude dont il parle a largement voté non alors que lui appelait à voter oui.
Publié par emirdeniz à 17:41:15 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Etonnement au Parti Socialiste. Bernard Kouchner aurait rejoint la droite. Oh, comme c'est étonnant ! Ne serait-ce pas le même Kouchner qui était pour la guerre en Irak, pour le CPE, pour la réforme des retraites de Raffarin et pour la réforme de la sécu. Eh bien si c'est lui. Lui qui à chaque fois qu'il mettait un coup à la gauche continuait à être mis en avant au Parti Socialiste. C'est bien lui. Etonnant alors ? Non, bien sûr. Ce qui est étonnant c'est que le Parti Socialiste aille chercher ses secrétaires nationaux à Challenge (magazine économique ultralibéral duquel est issu Eric Besson). A l'heure de toutes les refondations, renouvellements, ravalement de façade, reconstruction, ... il serait peut être temps pour nous de comprendre que les gens qui vont trahir donnent des signes et qu'il vaut mieux dans ce cas prévenir. Si les traitres ne sont pas programmés génétiquement comme le pense certainement Nicolas Sarkozy, ce qui est sur c'est que quelqu'un qui a déjà tiré contre son camp plusieurs fois risque de recommencer. Espérons alors que le prochain premier secrétaire ne s'appellera pas Michel Rocard. A bon entendeur.
Publié par emirdeniz à 11:13:24 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
Y'a-t-il encore un Parti Communiste Français ? La question se pose après ces élections présidentielles qui ont définitivement enfoncé le PCF à moins de 2%. Evidement, le vote utile n'y ait pas pour rien, et le PCF aurait fait un peut plus dans un autre contexte, un peu plus oui mais un peu seulement. La double question que doit se poser aujourd'hui le PCF est de savoir 1. S'il est encore communiste 2. S'il lui reste un espace entre le PS et l'extrême gauche. Quel sens a aujourd'hui l'engagement au PCF sinon de se dire qu'on est radical mais qu'on veut gérer le pays. Une influence électorale aussi faible ne permet en effet plus de peser sur grand-chose et remet gravement en cause l'existence même d'un tel outil.
Au moment de la scission au congrès de Tours les frères ennemis s'étaient déchirés sur la question de la 3ème internationale, communiste celle-là. Par la suite, la soumission des communistes français à la ligne de Moscou leur permettait de justifier une existence indépendante dans la mesure où il n'était pas question pour eux de gérer la République bourgeoise. Aujourd'hui et depuis des années les communistes sont en direction dans les collectivités locales ou dans les gouvernements avec des socialistes et leur orientation sur des sujets concrets est bien en deçà des nécessaires coup de gueule de Marie Georges Buffet. Le PCF n'aura probablement plus de groupe à l'assemblée et les déchirements internes promettent le dernier congrès du PCF. Alors je l'affirme, refermons la parenthèse de Tours, retrouvons nous dans la maison commune, malgré les difficultés que cela posera, malgré le rejet de certaines orientations sociales libérales du Parti Socialiste. Une force ex-communiste, permettra au contraire au Parti Socialiste de maintenir son ancrage à gauche qu'on veut aujourd'hui plus que jamais remettre en cause. Je ne ferais pas aux militants du PCF l'insulte du mépris comme certains le font. Je pense que ce courant de pensée aux côtés de la gauche du PS à tout son rôle à jouer à la fois dans l'orientation du PS mais aussi dans le lien qui demeure encore réel des militants du PCF avec le monde ouvrier.
Publié par emirdeniz à 20:54:08 dans France | Commentaires (2) | Permaliens
Grave dilemme pour la gauche turque. On la somme de choisir entre garder cette laïcité « à la turque » qui rend si originale ce pays et l'Union Européenne. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n'est pas aujourd'hui de soutient plus fort en Turquie à l'entrée dans l'union que les islamo-conservateurs et de plus sceptiques que la gauche républicaine. La première raison de ce paradoxe tient à la constitution turque. En effet dans celle-ci deux articles font références à la laïcité. Tout d'abord l'article 2 qui précise que : « La République de Turquie est un Etat de droit démocratique, laïque et social, respectueux des droits de l'homme dans un esprit de paix sociale, de solidarité nationale et de justice, attaché au nationalisme d'Atatürk et s'appuyant sur les principes fondamentaux exprimés dans le préambule. » et l'article 24 qui enfonce le clou en précisant que : « le principes énoncés à l'article 2 ne peuvent être modifiés et que l'armée est garante de ces principes. Publié par emirdeniz à 22:07:09 dans International | Commentaires (2) | Permaliens
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