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Présentation

Je m'apelle Emir Deniz. J'ai 28 ans, je suis conseiller de Jean Pierre Masseret au Conseil Régional de Lorraine. J'ai travaillé pendant 2 ans comme assistant d'Henri Emmanuelli à l'assemblée nationale. Politiquement, je suis membre du Parti Socialiste. J'ai également été membre du Bureau National et du Secrétariat National du MJS chargé de l'éducation. J'ai également milité pendant de longues années à l'UNEF, années qui restent les plus belles pour moi ...

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C’est pas la fête ! | 18 décembre 2006

La gauche de la gauche. Au-delà du slogan et de l'incapacité des militants de la gauche de la gauche à se définir eux même, la question de son impuissance politique et du coup de l'utilité des appareils, aussi bureaucratiques soient-ils est posée pour ces militants.

Après avoir dénoncé la sois disante absence de démocratie à l'intérieur du Parti Socialiste, qui lui réussit à faire vivre une diversité improbable en son sein par le model démocratique inventé à Epinay, cette gauche de la gauche en revient à des discussions « de fond » sur la couleur de cheveux de leur futur chef ou l'âge du capitaine. C'est l'arroseur arrosé. On nous l'a promis, eux ne parlent que de fond pendant que les socialistes s'étripent sur le nom de leur champion. Nous avons mis 6 mois à nous mettre d'accord sur un projet, 6 semaines sur le nom de notre candidat. Ils ont mis 6 jours à être d'accord sur un projet et autant pour exploser sur la question de la candidature.

Je suis un peu dure, d'autant que j'aurais préféré pour ma part une candidature unique à gauche du PS, mais quand même. Nous faire la leçon sans arrêt pour finir en queue de poisson, ce n'est pas digne de dirigeants politiques qui ont la lourde responsabilité de représenter une partie importante de l'électorat de gauche. Ceux là leur feront payer.

La V ème république n'épargne donc personne, ni le PS, ni les autres partis de gauche et pas davantage nous même engagés dans les courants de gauche de la social-démocratie. Les conservateurs, habitués au culte de l'homme providentiel se contentent fort bien de ce type de fonctionnement mais pour des organisations de tradition démocratique qui se prétendent de la transformation sociale, cette surdétermination des questions de personne introduit un modèle de fonctionnement dont ils n'ont pas l'habitude.

L'importance d'un parti de masse, la nécessité d'avoir des règles claires et démocratiques à l'intérieur est donc une condition sine qua non de tout rassemblement qui se voudrait autre chose qu'un agrégat. Ces militants sincèrement engagés aujourd'hui dans cette candidature comme ils l'avaient étés sur le non au référendum doivent donc se poser des questions sur la nature de ce qu'il est nécessaire de construire à gauche.

Qu'ils sachent qu'au Parti Socialiste, il y a de la place pour tout le monde.

Publié par emirdeniz à 15:10:28 dans Divers | Commentaires (0) |

L'image du jour | 14 décembre 2006

Publié par emirdeniz à 10:47:48 dans Divers | Commentaires (2) |

Viva la revolucion | 03 décembre 2006

Elections au Venezuela, branle-bas de combat dans les rédactions. Le Monde et Libé se sont mis en marche pour remettre une couche contre Chavez comme si cette élection était un enjeu important pour ... la France. Oui, c'est bien de ça dont il s'agit. A chaque fois qu'une gauche radicale et démocratique arrive au pouvoir les laquets de Georges Walker Bush et du CAC 40 se mettent en marchent.


Pourquoi ? C'est simple. Pour éviter la contamination mondiale du virus d'une gauche antilibérale et anti-américaine qui est entrain de se répendre à partir de l'Amérique latine. Qu'on crtitique le régime cubain, soit. Par bien des aspects, il est criticable, notament sur l'abscence de liberté d'expression qui est incompatible, selon moi, avec le socialisme. Mais ce n'est pas de ça dont il s'agit ici. Il s'agit de la remise en cause de la sacro-sainte propriété privée et de la toute puissance des marchés. Lorsqu'Evo Morales a simplement redu une parti des bénéfices du gaz bolivien à son peuple, on a crié au scandale et à la spoliation, comme si les actionnaires de Total étaient plus légitimes à possèder ce gaz que le peuple bolivien. 


Les pires, une fois de plus : libé évidement. Ce torchon qui ne vend plus guère qu'entre les 3ème et 9ème arrondissement de Paris donne encore une fois l'exemple que pour eux, le premier ennemi c'est Chavez, pas Bush. Lisez le dossier spécial "élection au Venezuela", vous serrez atterrés par la mauvaise fois et le parti pris pour le candidat de la droite. Rien par exemple, sur le fait que le candidat de l'opposition soit disant démocratique a essayé de renversé Chavez par un coup d'Etat loupé et qu'il a même signé lui-même le décret de destitution. Dans les dictatures et même dans les démocraties, les putchistes qui travaillent avec des agents étrangers sont jugés pour complot et mis en prison, au Venezuela non.


Que dire aussi de l'absence d'un article sur le Venezuela avant Chavez, sur l'oligarchie blanche corrompue, sur les multinationales qui dirigeaient directement le pays, sur le fait qu'un Venezuelien sur deux vivait sous le seuil de pauvreté alors que le pays est un grand pays exportateur de pétrole.


Comment est-ce possible ? Réfléchissons. Mr de Rothschild, actionnaire majoritaire de Libé est un ami de Mr Demarest, PDG de TOTAL qui a des intérêts pétroliers au Venezuela ... Non ce n'est pas possible. Ce serait étonnant qu'une rédaction aussi intègre que celle de Libé ne se révolte pas contre de telles méthodes. Non arrêtons la paranoia même si c'est tentant. Non, je pense que le problème est bien plus grave malheureusement. La réussite d'une expérience comme celle du Venezuela, de la Bolivie et demain de l'Equateur risque de se répendre dans beaucoup de pays du Sud voire du Nord. Une nouvelle gauche antilibérale, celle que déteste les éditorialistes parisiens risque d'émerger : attention danger.


Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne. -- Le manifeste du Parti Communiste --


Un spectre hante le monde : le spectre de la gauche antilibérale. Toutes les puissances se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : Libé, Le Monde, le CAC 40, Georges Bush, le MEDEF, Sarkozy, Tony Blair, la CIA, et d'autres dont je ne peux pas citer le nom en ces temps de campagne électorale. -- Emir Deniz --


Pour le dossier de Libé : http://www.liberation.fr/actualite/monde/220817.FR.php

Publié par emirdeniz à 12:10:39 dans Divers | Commentaires (0) |

En Chine, les pauvres sont de plus en plus pauvres | 22 novembre 2006

Par A.H.L Libération.fr

La pauvreté des plus pauvres s'accentue en Chine. C'est ce qu'affirme une étude de la Banque mondiale citée par le Financial Times mercredi.

Malgré la politique d'ouverture et de réformes économiques inaugurée au début des années 80, la frange la plus pauvre du pays a vu son revenu baisser. Les plus déshérités sont les seuls à ne pas avoir bénéficié des changements économiques.

Les revenus des 10% de Chinois les plus pauvres ont ainsi chuté de 2,4% entre 2001 et 2003, période au cours de laquelle la croissance était de 10% par an et l'inflation nulle. Parallèlement, les revenus des 10% de Chinois les plus riches ont augmenté de 16% sur la même période et le même phénomène s'observe pour les revenus de toutes les autres catégories sociales.

La solution pour réduire le fossé des inégalités a été l'objet de débats hautement politisés en Chine. Le pouvoir communiste a toujours considéré que la croissance économique à elle seule suffit pour lutter contre la pauvreté. Or l'étude de la Banque mondiale montre le contraire. Pékin définit la pauvreté à partir d'un seuil de revenus de 83$ par an, soit 5% du revenu moyen annuel en Chine. Ce seuil de pauvreté est de 12% du revenu moyen aux Etats-Unis.


Publié par emirdeniz à 15:43:29 dans International | Commentaires (2) |

Trou noir | 17 novembre 2006

Que dire au lendemain de ce qui s'est passé hier soir. J'avais prévu au départ de ne rien dire. J'ai changé d'avis. Un militant politique ne doit pas rien dire, il n'a pas le droit de ne pas avoir d'avis, il doit montrer un chemin même s'il n'est pas sur à 100% que ce n'est pas le bon. Avec quelques année de moins (militant étudiant enthousiaste et ultracritique sur la social-démocratie) j'aurais dis : « il n'y a plus rien à faire dans ce parti ». J'y serais quand même resté mais j'aurais vu dans le vote d'hier soir un basculement soudain et massif de notre parti à droite.

Avec un peu de recul, je ne le vois pas comme ça. Si je n'ai, je l'avoue, pour le moment aucune explication sur ce qui s'est passé, je sais en revanche que le mouvement des idées est quelque chose de lent, qui doit maturer, qui parfois recule et enfin se confronte à la réalité pour être validé ou non.

Il faut donc prendre du recul et regarder le temps long. Ne pas avoir la tête dans le guidon. En discutant avec mes camarades qui ont voté Ségolène Royal, je me rends compte qu'ils sont d'accord avec moi sur la plupart des sujets mais que nous n'en tirons pas la même conclusion sur ce qu'il convient de faire dans la période politique dans laquelle nous sommes. Je me rends compte finalement que la volonté de gagner l'élection de 2007 est l'argument ultime qui emporte tout sur son passage et ne permet pas dès lors que la conviction que les conditions de la victoire passent par telle personne l'a emporté, d'avoir une discussion rationnelle avec ces camarades.

Ce qui s'est passé est donc un « évènement historique » (au sens de Max Weber) pour la gauche. A ce titre, il doit être analysé comme tel et non pas comme être surexploité. Les conditions d'un évènement historiques réunies ne signifient pas que le mouvement de fond a changé. Le tsunami à la surface ne change pas les courants contradictoires dans l'océan. La question que je me pose donc légitimement est donc de savoir, ayant été à côté de la plaque au moment de l'évènement historique, arriverons nous tout de même à canaliser le courant de fond. L'importance de l'évènement historique est-il suffisant pour qu'au moment du reflue de la vague, les gens sortent la tête de l'eau. Comme dirait Lenine : que faire ?

Je ne ferais pas comme lui (les thèses d'avril où il change complètement sa position au vu de l'évènement historique qu'est la révolution de février) mais je pense tout de même que notre rôle est d'accompagner la vague pour attraper les gens noyés en chemin.

Notre rôle est de tout faire pour d'abord écraser la droite. Une victoire de la gauche serait à n'en pas douter une source de moral pour les forces sociales de ce pays qui n'attendent que l'étincelle d'espoir pour déclancher le feu de la révolte.

Tout cela est probablement du charabia mais la veilleuse allumée dans la nuit est plus importante que le projecteur en plein jour.

Publié par emirdeniz à 18:25:50 dans France | Commentaires (3) |

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