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emmanuelli | 17 septembre 2008

Publié par emirdeniz à 11:01:04 dans Divers | Commentaires (0) |

Le dilemme arménien | 10 septembre 2008

Petit pays du Caucase coincé entre trois puissances régionales que sont la Turquie, la Russie et l'Iran, l'Arménie avec ses 3 millions d'habitants et sans accès à la mer, n'a pas franchement une situation géopolitique très favorable.

                   

Comment faire pour sortir de son isolement politique et géographique sans se fâcher davantage avec ses voisins. Si vu d'Europe le principal problème demeure le génocide arménien pour la diaspora. La réalité vue de Turquie et d'Arménie est un peu différente. Il faut en effet ici corriger ce qu'on a pu entendre ces derniers temps sur la relation turco-arménienne dans les médias. Le blocus turc imposé à l'Arménie n'a en effet rien à voir avec le génocide arménien. Il découle de la guerre arméno-azérie des années 90 et de l'occupation encore actuelle d'une partie du territoire azérie (une bande de terre entre l'Arménie et le Haut-Karabagh) par l'armée arménienne.

 

La visite historique du président turc Abdullah Gül en Arménie n'arrive pas dans un moment neutre pour celle-ci. L'actualité de la Géorgie qui est dans une situation de guerre avec son puissant voisin russe qui lui a coûté une partie de son territoire internationalement reconnu montre en effet que cette partie du monde peut encore se transformer en une guerre d'influence des puissances. L'expérience géorgienne montre qu'une politique d'alignement sur une grande puissance ne peu pas être efficace pour ces petits pays du Caucase. La seule possibilité politique pour eux est de garder une équidistance entre les différentes puissances. L'Arménie est donc un exemple inverse de la Géorgie. A force de s'allier avec la Russie systématiquement, elle risque de se couper de son unique accès à l'occident chrétien qu'est la Turquie. L'exemple de l'oléoduc BTC(1) le montre bien. Si une situation de paix avait cours entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et donc avec la Turquie, cet oléoduc n'aurait jamais du faire un tel détour et aurait du traverser directement l'Arménie. Tel n'a pas été le cas et tel ne sera pas le cas tant que l'Arménie n'aura pas accepté de régler son problème avec son voisin Azérie. Cela représente ne perte de près de 1 milliards de dollar par ans pour l'Arménie que récupère la Géorgie sous forme de taxe de transit.

 

Le Caucase a cela de particulier qu'il est à l'épicentre des civilisations et de régimes très différents. D'un côté la Turquie avec régime laïc, une population musulmane sunnite et un model globalement tourné vers l'Europe et les Etats-Unis. De l'autre la Russie avec un régime autoritaire de type national-capitaliste. Au sud l'Iran qui est une théocratie chiite et de l'autre côté le reste du monde turc et des régimes autoritaires non démocratiques mais laïcs. L'Arménie qui occupe une place à part dans le monde chrétien puisque son église n'est catholique, ni orthodoxe mais dont les européen étaient les garants sous l'empire ottoman puisqu'ils avaient un droit de protection des chrétiens d'orient ; cette Arménie ne peut trouver sa place dans cette poudrière géopolitique et religieuse si elle n'est pas en paix avec ses voisins.

 

Il faut donc, nous européens, sortir l'Arménie de son passé tragique dans laquelle elle est enfermée et ne pas oublier que la politique doit se faire surtout et d'abord pour les vivants.

  (1) BTC : Bakou, Tiflis, Ceyhan. Oléoduc qui transporte le pétrole de la mer caspienne de Bakü en Azerbaïdjan à Ceyhan en Turquie en évitant la Russie et l'Arménie et qui alimente principalement l'Europe mais aussi les Etats-Unis en hydrocarbures. Cet oléoduc représente à lui seul 1% de la production de pétrole mondial

Publié par emirdeniz à 11:42:24 dans Divers | Commentaires (0) |

C'est pas parce qu'on fait de grandes maneuvres qu'on est un grand homme | 26 août 2008

EDITO

 

Où est le PS ?

Voilà en somme la question qui nous est posée par nos concitoyens sur « le terrain » comme on dit. Même si cette question est partiellement injuste puisque le PS a tout de même mené quelques batailles ces derniers temps notamment en déposant une motion de censure contre le gouvernement sur l'Afghanistan bien avant les évènements récents. Cet intermède de lucidité socialiste cache mal le malaise des militants par rapport à ce qui ressemble plus au bal des hypocrites qu'au premier parti d'opposition même en plein congrès. Les différentes personnalités du PS devraient au contraire dans ce genre de période faire la course à l'échalote à qui s'opposera le plus vigoureusement à Sarkozy.

 

On ne peut tout de même pas mettre tout le monde dans le même sac en cette rentrée. Il y a en effet à distinguer au PS ceux qui sont uniquement dans des manœuvres tactiques des autres. En général les premiers sont candidats à quelque chose. Commençons par l'ami Arnaud passé en quelques semaines de Hamon-Batholone-Cambadelis à Aubry-Bartholone-Cambadelis puis à Aubry-Moscovici pour finir avec juste Mosco. En faisant ce genre de grands écarts permanents les « éléphanteaux » comme on les appelle donnent davantage l'allure de conseillers généraux à la recherche d'une investiture que de futurs leader de l'opposition sans vouloir insulter les centaines de conseillers généraux qui se battent sur le terrain.

 

Ce que je veux dire par là, c'est que notre parti n'est pas à la hauteur de la période car tout le monde fait comme si nous étions dans une période normale alors qu'elle est exceptionnelle et que c'est tout simplement l'avenir de la gauche qui est en jeu. Nicolas Sarkozy, malgré son impopularité peu dès lors déroulé sa politique sans trop de problème et même de temps en temps en ayant le soutien bienveillant de notre camarade Valls dont on se demande encore pourquoi il n'est pas encore sous-secrétaire d'Etat aux chiens écrasés.  

 

La médiocrité ambiante est semble-t-il contagieuse puisque même en « province » les attitudes de faux-tacticiens vrai capitulards se lisent dans les photos du nouveau trombinoscope du Conseil Régional.

 

Je vais m'arrêter là car la colère n'est pas bonne conseillère.

 

Sinon, il y a tout de même une contribution qui veut relever la tête du soldat socialiste, ça s'appelle « reconquêtes » et c'est vachement bien.

Publié par emirdeniz à 10:01:28 dans Divers | Commentaires (5) |

Pauvre Lorraine | 15 juillet 2008

Quelle chance nous avons.

Selon le gouvernement le chômage n'arrête pas de baisser. Nous aurions même battu des records !!!

Ainsi en Lorraine en 2007, le taux de chômage est passé sous la barre des 8%. Moins de 80 000 lorrains ont au chômage.

Dans le même temps, l'INSEE annonce cette semaine (numéro 136 d'économie en Lorraine) que la pauvreté touche 302 300 personnes en Lorraine soit 15,7% de la population qui vit avec moins de 845€ par mois.

Les pauvres se sont même appauvris entre 2004 et 2006 puisque l'intensité de la pauvreté est passée de 1,63 à 1,69.

Le nombre d'allocataires du RMI a augmenté de 10% dans la même période. Enfin, et c'est le chiffre le plus accablant, 55 000 lorrains pauvres travaillent soit 1100 personnes de plus qu'il y a deux ans. 

Retrouvez tous les chiffres de cette étude :

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/lor/themes/EL/EL136/EL136.pdf

 

Publié par emirdeniz à 10:48:15 dans Divers | Commentaires (0) |

Un Habitué du Festival | 17 juin 2008

Publié par emirdeniz à 15:19:13 dans Divers | Commentaires (0) |

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