Ainsi donc les « grands ténors » du Parti Socialiste mosellans auraient choisi de soutenir Ségolène Royale. Grand moment, la Moselle n'est plus grenat elle est Lys « royale ». Mais sur quoi se fondent nos camarades pour soutenir celle qui a fait le plus faible score d'un candidat de gauche à la présidentielle depuis ... 40 ans (excepté le 21 avril 2002). Sur le texte de la future motion « Royale » ? Non, puisque aujourd'hui, il n'y a pas le début du commencement d'une motion. Sans doute alors sur le seul texte de Ségolène Royal qui existe aujourd'hui c'est-à-dire la plate-forme présidentielle moins les 35 heures (puisqu'elle a affirmé qu'elle est maintenant contre) et moins l'augmentation du SMIC (les 18% de smicards parmi les salariés apprécieront). Mais également sans la suppression de la carte scolaire qui a été déjà réalisée (par Nicolas Sarkozy).
Rien donc, sinon une plateforme présidentielle rejetée par 53% des français. Ah si ! J'oubliais la volonté de réorienter durablement les accords électoraux du Parti Socialiste vers le MODEM, grand parti politique du centre qui a fait des scores aux élections municipales à donner envi au ... Parti des Travailleurs.
D'ailleurs, c'est devenu une habitude au Parti Socialiste comme dans la plupart des partis de la gauche européenne. Lorsqu'on fait une connerie, pour la cacher, on en fait une plus grosse qui permet de minimiser la première. Nous avons perdu le référendum par 45% contre 55% pour le non. Eh bien présentons aux français une candidate sans orientation politique et qui fasse le plus mauvais score de la gauche depuis 40 ans. Si les amateurs de la gauche italienne ne courent plus les rues en ce moment, on trouvera toujours des socialistes pour prétendre que la gauche a perdu parce qu'elle était toujours trop à gauche.
Les élections municipales ont donc permit à certains socialistes mosellans de tirer les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et du 6 mai 2007. Vive le changement sans changement. D'ailleurs, dans l'article paru aujourd'hui, aucun militant « de base » n'est sondé. Le journaliste affirme que la fédération de Moselle est devenues royaliste sur la foie de quelques élus multi cumulards qui, s'ils ont été élus par le peuple n'ont pas brillé jusqu'à aujourd'hui par leur capacité d'analyse ou leur lucidité.
Ségolène, nous voilà !
Le constat est pire encore. Si certains (comme Aurélie Filippetti) sont sincère dans leur engagement envers Ségolène, d'autres, cyniques ne la soutiennent que parce qu'elle est un dénominateur commun à toute la bureaucratie de notre Parti et qui permet à certains de garder leurs postes et d'être plafonné sur leurs indemnités d'élus par le cumul des mandats.
Cet article est dure et ne fait pas dans la nuance, mais au bout d'un moment, les militants en ont marre d'être pris pour des cons par des personnes qui, s'ils ont des convictions, apportent plus d'importance à leur situation propre qu'à la manière pour la gauche et le PS de sortir de l'ornière dans laquelle ils l'ont mis.
En attendant, les français souffrent, le savent-ils ?
Publié par emirdeniz à 15:39:15 dans Divers | Commentaires (6) | Permaliens
C'est hier que les révélations
les plus importantes sur l'affaire de la caisse noire de l'U.I.M.M ont été
faites par le journal « Le Monde ». Ayant eu accès au dossier, es
journalistes du monde font des révélations qui pourraient s'avérer être des
bombes mais qui ne seront peut-être que des pétard mouillé au vu du peu d'intérêt
du reste de la presse pour l'affaire. Et pour cause, elle y est directement
mise en cause. Petit rappel de l'affaire. L'Union des Industries Métallurgiques
et Minières crée dans les années 70 un fond de solidarité entre industries du
secteur touchées à des degrés divers par de forts mouvements de grèves et des
revendications salariales dans les années 70. Une sorte de « caisse de
grève » à envers, ce terme étant jusqu'ici employé pour les caisses de
grèves salariales qui permettent de tenir une grève un peu plus longtemps sans
manquer du minimum vital.Une grosse caisse de grève donc
avec 600 000 000 d'euros aujourd'hui sur le compte soit 600 000 SMIC
prélevés on ne sait comment sur les comptes des entreprises concernées. Dès la
révélation de « l'affaire » toute la presse et tous les
éditorialistes de gauche et de droite après avoir un peu sermonné le patronat
décide que finalement cette argent étant destiné aux organisations syndicales
pour qu'elles puissent de temps en temps signer des accords ce n'est pas grave.
Cette théorie de la fluidification des relations sociales par l'intermédiaire
de cash était d'autant plus crédible qu'on connaissait depuis longtemps les
relations particulières entre FO et une partie du patronat durant les années 70
et le contexte de guerre froide dans lequel tout ce qui n'était pas communiste
était bon à prendre. Mais voilà, cette théorie qui est peut être partiellement
juste sert de cache sexe à une réalité beaucoup plus vaste et généralisée. En
réalité, l'argent du patronat était semble-t-il utilisé pour acheter tout ce que
le pays compte de personnes qui comptent : journalistes, éditorialistes,
sociologues, certaines organisations étudiantes, bureaux d'étude, ... Il s'agissait
ni plus ni moins de mener la bataille culturelle et idéologique dans le pays à
coup de billets de banque. Pire, une partie des fonds aurait servi à rémunéré
des patrons déjà grassement rémunérés. Par exemple, le fondateur de l'U.I.M.M François
Ceyrac qui n'est plus en fonction depuis longtemps habiterait selon le monde dans
une maison dans les Yvelines appartenant à ... l'U.I.M.M.
Toutes ce malversations et cette évasion fiscale ont été faites dans de très respectables banques dont BNPParisbas qui ne s'est jamais ému de retraits en liquide de plusieurs millions de francs à l'époque et n'a averti la « tracfin » chargée de surveiller les mouvements bancaires suspects qu'en 2004, alors que l'E.P.I.M (entraide mutuelle des industries métallurgiques) par lequel transitaient les fonds a été créé en ... 1977.
Pendant 30 ans donc l'UIMM a financé à la fois illégalement des
personnes physiques dans son entourage mais également une partie de ce qu'on
appelle « l'intelligentsia » de notre pays qui est chargée théoriquement
d'avoir justement un regard critique vis-à-vis de la société telle qu'elle est.
Ceci étant dit, il n'y a aucun doute sur le fait que certains journalistes et autres « intellectuels » auto désignés auraient pensé la même chose en étant ou non corrompus. Simplement, lorsqu'on a le ventre plein ça laisse le temps d'écrire davantage de billets fumeux sur es « nécessaires réformes » ou « le miracle économique anglais ».
Publié par emirdeniz à 11:44:11 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Michel Rocard a eu la gentillesse de répondre à mon article que je lui avais fais parvenir par mail.
Je vous livre ici la réponse intégrale de Michel Rocard.
Cher camarade,
Je suis sensible au soin que tu as pris de traiter de mon argumentation. Le PS a besoin de débats sérieux, sereins et approfondis. Poursuivons-les. C'est pourquoi j'ai accordé grande attention à ton blog.
Mais pour que le dialogue fasse progresser de nouveaux accords entre nous, il faut se comprendre et pour se comprendre, ne pas dévier l'argumentation et le débat.
Tu me prêtes, et c'est le fond de ton argumentation, une assimilation entre la gauche antilibérale et le non à l'Europe. Or jamais je n'ai écrit ni pensé cela, et surtout pas dans la dernière tribune. Si beaucoup de gens se sont retrouvés sur ces deux positions, le non à l'Europe est infiniment plus large. J'y ai vu pour ma part comme beaucoup de commentateurs d'ailleurs un refus profond de la précarité que produit massivement le capitalisme mondial dans son état actuel, associé à la conviction que je crois fausse mais qui fut majoritaire, que l'Europe est pour quelque chose dans cette évolution alors qu'elle a pris naissance aux Etats Unis.
Je ne me reconnais donc pas du tout dans "l'analyse simpliste d'un oui pro marché et d'un non anti marché". Les analyses sont différentes, les forces en cause différentes même s'il leur arrive de converger en partie. Mais si l'on veut approfondir ces débats pour finir par les trancher, il est essentiel de ne pas les confondre.
Sur ce qui est majeur dans notre différence, il ne faut pas non plus se tromper. Je ne suis pas plus prêt que toi à renoncer à la notion d'égalité. En revanche je suis à l'évidence beaucoup plus sensible que tu ne sembles l'être au caractère international de notre stratégie et je me sens à l'aise par exemple avec nos camarades sociaux démocrates scandinaves qui réussissent à faire chez eux des sociétés beaucoup plu égalitaires que la notre.
Le point difficile est sans doute l'affaire de l'économie de marché. Je te donne acte que personne ne parle plus de sa suppression, et que personne n'ose plus revendiquer l'économie intégralement régie par la puissance publique.
Mais , et c'est là qu'on a toujours manqué de temps et d'espace pour creuser cette affaire, et que par exemple j'ai beaucoup simplifié dans la Tribune Libre que tu incrimines, il y a une énorme différence entre le fait de constater que nous sommes en économie de marché et que nous n'y pouvons pas grand chose, quitte à regretter secrètement l'étatisme perdu et à s'en inspirer quand même dans nos projets de réforme, et le fait de savoir s'en servir pour faire avancer nos projets égalitaires et sociaux en mettant le jeu du marché de notre coté par des incitations ou des pénalisations, notamment fiscales et en appuyant les forces sociales associatives et surtout syndicales dans leurs permanentes négociations. C'est cela que le PS à la différence des autres partis socialistes d'Europe, n'a pas encore appris à faire. Il y a beaucoup d'exemples. L'un, tu le cites, c'est les nationalisations. Je te rappelle que j'étais pour, mais pour les faire autrement. Elles auraient été moins fragiles si on leur avait laissé une liaison avec le marché au lieu de les faire dépendre exclusivement du budget de l'Etat. Un autre exemple est les 35 heures, où nous avons compliqué la vie des PME, pourtant pour une cause juste, en jouant trop l'autoritarisme de l'Etat et pas assez la négociation sociale appuyée sur une puissante incitation fiscale. Ça aurait été un peu plus lent, mais plus solide et plus durable.
Tout cela en faisant au plus court. Merci en tous cas de t'intéresser à ces débats, essentiels pour le Parti.
Bien à toi,
Michel Rocard
Publié par emirdeniz à 17:45:09 dans Divers | Commentaires (1) | Permaliens
Chers lecteurs,
Je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse année
2008. Qu'elle vous apporte la joie, le bonheur et tout le reste. Que cette année nous apporte à chacun un peu plus de fraternité et de solidarité. Qu'elle soit également celle de la reconquête des coeur de notre camp.
L'argent ne faisant pas le bonheur, je vous souhaite d'être pauvre et surtout si vous souhaitez réaliser de nouvelles bonnes résolutions n'en prenez pas !
BONNE ANNEE 2008
Publié par emirdeniz à 16:21:55 dans Divers | Commentaires (5) | Permaliens
Il y a quelques mois de cela, pendant la campagne des élections présidentielles arrivait en France quelque chose dont nous n'avons pas l'habitude. Eric Besson, membre de la direction nationale du PS trahissait son Parti pour rejoindre le côté du manche. La culture politique française n'avait pas l'habitude de ce genre de reniement et de traîtrise assumée depuis la fin de la 4ème république qui obligeait, elle, à des alliances contre-nature. Dans d'autres pays, ces choses sont « normales », notamment dans les pays en voie de développement dont les partis ne sont pas liés à une sociologie particulière mais épousent au gré du temps telle ou telle orientation sans que cela n'affecte ses résultats électoraux étant donné que la culture démocratique y ait très faible. La France, pays de la politique par excellence, serait-elle donc en voie de régression démocratique au point que les partis n'ont plus de sens ou du moins qu'ils n'en aient si peu pour les citoyens qu'il importe peu que les Hommes politiques puissent passer du PS à l'UMP ? Il semblerait que se soit bien le cas.
Si l'acte d'Eric Besson était resté isolé, ce constat aurait pu être nuancé, mais nous voyons de plus en plus autours de nous des exemples de ce type. La boite de pandore a été ouverte, le tabou a sauté, le cynisme politique se dévoile au grand jours. C'est une forme de politique décomplexée chère à Mr Sarkozy. Ici même en Lorraine, nous avons vu dans au moins trois ville et pas des moindres des revirement spectaculaires. Le secrétaire de la section PS de Toul sera numéro 2 de la liste de Nadine Morano. La potentielle tête de liste PS de Sarreguemines sera sur la liste UMP et plus spectaculaire encore Pierre Bertinotti co-leader de l'opposition de gauche à Metz sera sur la liste de Jean Marie Rausch.
Pourquoi ces personnes sont-elles capables de renier ainsi leur passé et de continuer à pouvoir se regarder dans une glace. Certes, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, mais tous les exemples suivant sont des exemples de personnes qui passent du côté du manche, je n'en connaît pas qui ont fait le chemin inverse ce qui aurait pu faire penser à un revirement idéologique.
Du cynisme donc, de l'opportunisme et une capacité à vivre sans amis ont permit à toutes ces personnes de franchir le rubicond. Quelle image cela va-t-il avoir sur l'avenir politique de la France ? Impossible de le dire, mais on pourra constater que ce qui se passe n'en sera pas la cause mais un symptôme flagrant de la rupture entre les élus et les citoyens. Un symptôme de plus que les partis, même avec 300 000 adhérents, n'ont plus beaucoup de sens pour nos concitoyens. Nous pouvons le regretter, il faut en tout cas trouver une manière pour faire en sorte qu'un semblant de corps intermédiaire demeure entre le peuple et les dirigeants. Car lorsque le peuple a l'impression de gouverner directement en évitant les corps intermédiaire, il est en réalité gouverné directement par le populisme.
Publié par emirdeniz à 19:06:01 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
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