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Présentation

Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...

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Un peu de poésie | 26 mars 2007

LES LILAS ET LES ROSES Louis Aragon O mois des floraisons mois des métamorphoses. Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Ni ceux que le printemps dans les plis a gardés Je n'oublierai jamais l'illusion tragique Le cortège les cris la foule et le soleil Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique L'air qui tremble et la route à ce bourdon d'abeilles Le triomphe imprudent qui prime la querelle Le sang que préfigure en carmin le baiser Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles Entourés de lilas par un peuple grisé Je n'oublierai jamais les jardins de la France Semblables aux missels des siècles disparus Ni le trouble des soirs l'énigme du silence Les roses tout le long du chemin parcouru Le démenti des fleurs au vent de la panique Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur Aux vélos délirants aux canons ironiques Au pitoyable accoutrement des faux campeurs Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d'images Me ramène toujours au même point d'arrêt A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages Une villa normande au bord de la forêt Tout se tait L'ennemi dans l'ombre se repose On nous a dit ce soir que Paris s'est rendu Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Et ni les deux amours que nous avons perdus Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres Douceur de l'ombre dont la mort farde les joues Et vous bouquets de la retraite roses tendres Couleur de l'incendie au loin roses d'Anjou (Le Crève-coeur, 1941)

Publié par emirdeniz à 16:26:49 dans Divers | Commentaires (0) |

De Mao à Sarko | 09 février 2007

En France le mot intellectuel a quasiment toujours été associé à "de gauche". Que s'est il passé pour que les même qui hier défendaient la dictature du prolétariat et se félicitaient de la "libération" de Saigon par le Vietminh soutiennent aujourd'hui le plus ultra libéral et atlantiste leader de droite, en rupture complète avec une certaine tradition gaulliste et "sociale" de la droite française traditionnelle.

Le fait n'est pas nouveau puisque certains d'entre eux avaient déjà soutenu l'invasion américaine de l'Irak en 2003. On aurait pu pensé alors, comme certains le pensaient que Saddam était un dictateur etc. etc., en quelque sorte un soutien humanitaire à un Bush qu'ils ne soutiennent pas par ailleurs. Mais a les entendre aujourd'hui soutenir sans réserves le petit Bush français la question se pose de savoir si c'est la gauche qui a changé comme ils le disent ou si c'est eux qui ont troqué leurs habits de gauchistes pour le vedétariat philosophique du tout Paris.

André Glucksman, ancien maoiste qui qualifiait le gouvernement Pompidou de "dictature faciste" et qui théorise son passage de l'ultra gauche à presque l'extrême droite par le néant idéologique de la gauche. Finkelkraut, Weizmann, Bruckner, tous des anciens compagnons de route de la gauche.

Comment cela est-il possible ? Prenons l'explication de Glucksman, c'est à dire le sois disant néant idéologique de la gauche. Le rôle des intellectuels de gauche n'était il pas justement de combler ce vide idéologique ? Par ces mots même Glucksman et consors admettent leurs propres défaites idéologiques faces aux néoréactionnaires et montrent qu'ils se sont eux même pliés face à l'ordre établi. D'ailleurs n'ont-ils pas toujours été dans le sens du vent étant donné qu'ils ont été gauchistes en 68 (en dehors de Finkelkraut), mittérandiste dans les années 80 et Sarkosistes aujourd'hui.

En réalité, ces "avant gardes" se sont toujours trompés et lorsqu'ils renient aujourd'hui ce qu'ils ont fait ou dit hier c'est un terrible aveux d'impuissance qui mène nécessairement à un défaitisme qui ne peut être quez sarkosien.

En quoi serait il légitime de soutenir Sarkozy aujourd'hui ? Sur quelles valeurs de gauche s'appuient ils pour le justifier ? L'ultralibéralisme, l'autoritarisme, ou encore le néoimpérialisme américain ?

Heureusement, leur crédibilité est inversement proportionnel à leur bruit médiatique.

Publié par emirdeniz à 21:18:58 dans Divers | Commentaires (0) |

C’est pas la fête ! | 18 décembre 2006

La gauche de la gauche. Au-delà du slogan et de l'incapacité des militants de la gauche de la gauche à se définir eux même, la question de son impuissance politique et du coup de l'utilité des appareils, aussi bureaucratiques soient-ils est posée pour ces militants.

Après avoir dénoncé la sois disante absence de démocratie à l'intérieur du Parti Socialiste, qui lui réussit à faire vivre une diversité improbable en son sein par le model démocratique inventé à Epinay, cette gauche de la gauche en revient à des discussions « de fond » sur la couleur de cheveux de leur futur chef ou l'âge du capitaine. C'est l'arroseur arrosé. On nous l'a promis, eux ne parlent que de fond pendant que les socialistes s'étripent sur le nom de leur champion. Nous avons mis 6 mois à nous mettre d'accord sur un projet, 6 semaines sur le nom de notre candidat. Ils ont mis 6 jours à être d'accord sur un projet et autant pour exploser sur la question de la candidature.

Je suis un peu dure, d'autant que j'aurais préféré pour ma part une candidature unique à gauche du PS, mais quand même. Nous faire la leçon sans arrêt pour finir en queue de poisson, ce n'est pas digne de dirigeants politiques qui ont la lourde responsabilité de représenter une partie importante de l'électorat de gauche. Ceux là leur feront payer.

La V ème république n'épargne donc personne, ni le PS, ni les autres partis de gauche et pas davantage nous même engagés dans les courants de gauche de la social-démocratie. Les conservateurs, habitués au culte de l'homme providentiel se contentent fort bien de ce type de fonctionnement mais pour des organisations de tradition démocratique qui se prétendent de la transformation sociale, cette surdétermination des questions de personne introduit un modèle de fonctionnement dont ils n'ont pas l'habitude.

L'importance d'un parti de masse, la nécessité d'avoir des règles claires et démocratiques à l'intérieur est donc une condition sine qua non de tout rassemblement qui se voudrait autre chose qu'un agrégat. Ces militants sincèrement engagés aujourd'hui dans cette candidature comme ils l'avaient étés sur le non au référendum doivent donc se poser des questions sur la nature de ce qu'il est nécessaire de construire à gauche.

Qu'ils sachent qu'au Parti Socialiste, il y a de la place pour tout le monde.

Publié par emirdeniz à 15:10:28 dans Divers | Commentaires (0) |

L'image du jour | 14 décembre 2006

Publié par emirdeniz à 10:47:48 dans Divers | Commentaires (2) |

Viva la revolucion | 03 décembre 2006

Elections au Venezuela, branle-bas de combat dans les rédactions. Le Monde et Libé se sont mis en marche pour remettre une couche contre Chavez comme si cette élection était un enjeu important pour ... la France. Oui, c'est bien de ça dont il s'agit. A chaque fois qu'une gauche radicale et démocratique arrive au pouvoir les laquets de Georges Walker Bush et du CAC 40 se mettent en marchent.


Pourquoi ? C'est simple. Pour éviter la contamination mondiale du virus d'une gauche antilibérale et anti-américaine qui est entrain de se répendre à partir de l'Amérique latine. Qu'on crtitique le régime cubain, soit. Par bien des aspects, il est criticable, notament sur l'abscence de liberté d'expression qui est incompatible, selon moi, avec le socialisme. Mais ce n'est pas de ça dont il s'agit ici. Il s'agit de la remise en cause de la sacro-sainte propriété privée et de la toute puissance des marchés. Lorsqu'Evo Morales a simplement redu une parti des bénéfices du gaz bolivien à son peuple, on a crié au scandale et à la spoliation, comme si les actionnaires de Total étaient plus légitimes à possèder ce gaz que le peuple bolivien. 


Les pires, une fois de plus : libé évidement. Ce torchon qui ne vend plus guère qu'entre les 3ème et 9ème arrondissement de Paris donne encore une fois l'exemple que pour eux, le premier ennemi c'est Chavez, pas Bush. Lisez le dossier spécial "élection au Venezuela", vous serrez atterrés par la mauvaise fois et le parti pris pour le candidat de la droite. Rien par exemple, sur le fait que le candidat de l'opposition soit disant démocratique a essayé de renversé Chavez par un coup d'Etat loupé et qu'il a même signé lui-même le décret de destitution. Dans les dictatures et même dans les démocraties, les putchistes qui travaillent avec des agents étrangers sont jugés pour complot et mis en prison, au Venezuela non.


Que dire aussi de l'absence d'un article sur le Venezuela avant Chavez, sur l'oligarchie blanche corrompue, sur les multinationales qui dirigeaient directement le pays, sur le fait qu'un Venezuelien sur deux vivait sous le seuil de pauvreté alors que le pays est un grand pays exportateur de pétrole.


Comment est-ce possible ? Réfléchissons. Mr de Rothschild, actionnaire majoritaire de Libé est un ami de Mr Demarest, PDG de TOTAL qui a des intérêts pétroliers au Venezuela ... Non ce n'est pas possible. Ce serait étonnant qu'une rédaction aussi intègre que celle de Libé ne se révolte pas contre de telles méthodes. Non arrêtons la paranoia même si c'est tentant. Non, je pense que le problème est bien plus grave malheureusement. La réussite d'une expérience comme celle du Venezuela, de la Bolivie et demain de l'Equateur risque de se répendre dans beaucoup de pays du Sud voire du Nord. Une nouvelle gauche antilibérale, celle que déteste les éditorialistes parisiens risque d'émerger : attention danger.


Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne. -- Le manifeste du Parti Communiste --


Un spectre hante le monde : le spectre de la gauche antilibérale. Toutes les puissances se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : Libé, Le Monde, le CAC 40, Georges Bush, le MEDEF, Sarkozy, Tony Blair, la CIA, et d'autres dont je ne peux pas citer le nom en ces temps de campagne électorale. -- Emir Deniz --


Pour le dossier de Libé : http://www.liberation.fr/actualite/monde/220817.FR.php

Publié par emirdeniz à 12:10:39 dans Divers | Commentaires (0) |

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