Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...
LES LILAS ET LES ROSES
Louis Aragon
O mois des floraisons mois des métamorphoses.
Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé
Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses
Ni ceux que le printemps dans les plis a gardés
Je n'oublierai jamais l'illusion tragique
Le cortège les cris la foule et le soleil
Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique
L'air qui tremble et la route à ce bourdon d'abeilles
Le triomphe imprudent qui prime la querelle
Le sang que préfigure en carmin le baiser
Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles
Entourés de lilas par un peuple grisé
Je n'oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l'énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru
Le démenti des fleurs au vent de la panique
Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur
Aux vélos délirants aux canons ironiques
Au pitoyable accoutrement des faux campeurs
Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d'images
Me ramène toujours au même point d'arrêt
A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages
Une villa normande au bord de la forêt
Tout se tait L'ennemi dans l'ombre se repose
On nous a dit ce soir que Paris s'est rendu
Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses
Et ni les deux amours que nous avons perdus
Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres
Douceur de l'ombre dont la mort farde les joues
Et vous bouquets de la retraite roses tendres
Couleur de l'incendie au loin roses d'Anjou
(Le Crève-coeur, 1941)
Publié par emirdeniz à 16:26:49 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
En France le mot intellectuel a quasiment toujours été associé à "de gauche". Que s'est il passé pour que les même qui hier défendaient la dictature du prolétariat et se félicitaient de la "libération" de Saigon par le Vietminh soutiennent aujourd'hui le plus ultra libéral et atlantiste leader de droite, en rupture complète avec une certaine tradition gaulliste et "sociale" de la droite française traditionnelle.
Le fait n'est pas nouveau puisque certains d'entre eux avaient déjà soutenu l'invasion américaine de l'Irak en 2003. On aurait pu pensé alors, comme certains le pensaient que Saddam était un dictateur etc. etc., en quelque sorte un soutien humanitaire à un Bush qu'ils ne soutiennent pas par ailleurs. Mais a les entendre aujourd'hui soutenir sans réserves le petit Bush français la question se pose de savoir si c'est la gauche qui a changé comme ils le disent ou si c'est eux qui ont troqué leurs habits de gauchistes pour le vedétariat philosophique du tout Paris.
André Glucksman, ancien maoiste qui qualifiait le gouvernement Pompidou de "dictature faciste" et qui théorise son passage de l'ultra gauche à presque l'extrême droite par le néant idéologique de la gauche. Finkelkraut, Weizmann, Bruckner, tous des anciens compagnons de route de la gauche.
Comment cela est-il possible ? Prenons l'explication de Glucksman, c'est à dire le sois disant néant idéologique de la gauche. Le rôle des intellectuels de gauche n'était il pas justement de combler ce vide idéologique ? Par ces mots même Glucksman et consors admettent leurs propres défaites idéologiques faces aux néoréactionnaires et montrent qu'ils se sont eux même pliés face à l'ordre établi. D'ailleurs n'ont-ils pas toujours été dans le sens du vent étant donné qu'ils ont été gauchistes en 68 (en dehors de Finkelkraut), mittérandiste dans les années 80 et Sarkosistes aujourd'hui.
En réalité, ces "avant gardes" se sont toujours trompés et lorsqu'ils renient aujourd'hui ce qu'ils ont fait ou dit hier c'est un terrible aveux d'impuissance qui mène nécessairement à un défaitisme qui ne peut être quez sarkosien.
En quoi serait il légitime de soutenir Sarkozy aujourd'hui ? Sur quelles valeurs de gauche s'appuient ils pour le justifier ? L'ultralibéralisme, l'autoritarisme, ou encore le néoimpérialisme américain ?
Heureusement, leur crédibilité est inversement proportionnel à leur bruit médiatique.
Publié par emirdeniz à 21:18:58 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
La gauche de la gauche. Au-delà du slogan et de l'incapacité des militants de la gauche de la gauche à se définir eux même, la question de son impuissance politique et du coup de l'utilité des appareils, aussi bureaucratiques soient-ils est posée pour ces militants.Publié par emirdeniz à 15:10:28 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par emirdeniz à 10:47:48 dans Divers | Commentaires (2) | Permaliens
Elections au Venezuela, branle-bas de combat dans les rédactions. Le Monde et Libé se sont mis en marche pour remettre une couche contre Chavez comme si cette élection était un enjeu important pour ... la France. Oui, c'est bien de ça dont il s'agit. A chaque fois qu'une gauche radicale et démocratique arrive au pouvoir les laquets de Georges Walker Bush et du CAC 40 se mettent en marchent.
Pourquoi ? C'est simple. Pour éviter la contamination mondiale du virus d'une gauche antilibérale et anti-américaine qui est entrain de se répendre à partir de l'Amérique latine. Qu'on crtitique le régime cubain, soit. Par bien des aspects, il est criticable, notament sur l'abscence de liberté d'expression qui est incompatible, selon moi, avec le socialisme. Mais ce n'est pas de ça dont il s'agit ici. Il s'agit de la remise en cause de la sacro-sainte propriété privée et de la toute puissance des marchés. Lorsqu'Evo Morales a simplement redu une parti des bénéfices du gaz bolivien à son peuple, on a crié au scandale et à la spoliation, comme si les actionnaires de Total étaient plus légitimes à possèder ce gaz que le peuple bolivien.
Les pires, une fois de plus : libé évidement. Ce torchon qui ne vend plus guère qu'entre les 3ème et 9ème arrondissement de Paris donne encore une fois l'exemple que pour eux, le premier ennemi c'est Chavez, pas Bush. Lisez le dossier spécial "élection au Venezuela", vous serrez atterrés par la mauvaise fois et le parti pris pour le candidat de la droite. Rien par exemple, sur le fait que le candidat de l'opposition soit disant démocratique a essayé de renversé Chavez par un coup d'Etat loupé et qu'il a même signé lui-même le décret de destitution. Dans les dictatures et même dans les démocraties, les putchistes qui travaillent avec des agents étrangers sont jugés pour complot et mis en prison, au Venezuela non.
Que dire aussi de l'absence d'un article sur le Venezuela avant Chavez, sur l'oligarchie blanche corrompue, sur les multinationales qui dirigeaient directement le pays, sur le fait qu'un Venezuelien sur deux vivait sous le seuil de pauvreté alors que le pays est un grand pays exportateur de pétrole.
Comment est-ce possible ? Réfléchissons. Mr de Rothschild, actionnaire majoritaire de Libé est un ami de Mr Demarest, PDG de TOTAL qui a des intérêts pétroliers au Venezuela ... Non ce n'est pas possible. Ce serait étonnant qu'une rédaction aussi intègre que celle de Libé ne se révolte pas contre de telles méthodes. Non arrêtons la paranoia même si c'est tentant. Non, je pense que le problème est bien plus grave malheureusement. La réussite d'une expérience comme celle du Venezuela, de la Bolivie et demain de l'Equateur risque de se répendre dans beaucoup de pays du Sud voire du Nord. Une nouvelle gauche antilibérale, celle que déteste les éditorialistes parisiens risque d'émerger : attention danger.
Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne. -- Le manifeste du Parti Communiste --
Un spectre hante le monde : le spectre de la gauche antilibérale. Toutes les puissances se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : Libé, Le Monde, le CAC 40, Georges Bush, le MEDEF, Sarkozy, Tony Blair, la CIA, et d'autres dont je ne peux pas citer le nom en ces temps de campagne électorale. -- Emir Deniz --
Pour le dossier de Libé : http://www.liberation.fr/actualite/monde/220817.FR.php
Publié par emirdeniz à 12:10:39 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
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