Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Auto 24

Amoureux de géographie | 02 juin 2007

Amoureux de géographie, de géopolitique ou d'économie, allez absolument faire un tour sur ce site :

http://www.worldmapper.org

Publié par emirdeniz à 19:32:40 dans Divers | Commentaires (1) |

Lire - Multitude | 26 mai 2007

Antonio Negri

Michael Hardt

 

Michael Hardt et Antonio Negri sont probablement les seuls penseurs de gauche à développer une œuvre originale et globale sur la mondialisation. Multitude est leur second ouvrage important sur le sujet après Empire. La notion de « multitude » est ici opposée à l'ancienne conception de peuple. Si Negri et Hardt ne réfutent pas l'idée d'une unité d'intérêt des peuples, en revanche, ils analysent de manière fine l'évolution des formes du salariat et de la production dans les pays développés. Ils estiment que c'est cette nouvelle forme de salariat à la fois multiple mais qui a des intérêts et des luttes communes qui sera la seule capable de mettre en place la démocratie globale qu'ils appellent de leurs vœux. Dans la première partie de  l'ouvrage, ils reviennent également sur la notion d'empire qui bien que centrée politiquement sur les Etats-Unis n'est plus une forme politique délimitée géographiquement mais plutôt un monstre tentaculaire qui possède des succursale à travers les multinationales mondiales. Ils expliquent comment cet empire, par le maintient d'une guerre asymétrique permanente tend à occuper de nouveaux espaces politiques et économiques.

 

Pas très éloigné d'un mélange de néomarxisme et des nouvelles sciences sociales, les deux penseurs posent peut-être les jalons d'une nouvelle pensée altermondialiste qui a vocation à s'enrichir. Quelques critiques tout de même concernant notamment la notion de nation qui est selon eux dépassée mais dont on voit l'actualité dans de nombreux pays y compris européens. Enfin, on peut noter que Negri s'est tout de même trompé dans son analyse au moment du référendum sur le TCE ou la multitude dont il parle a largement voté non alors que lui appelait à voter oui.

 

Publié par emirdeniz à 17:41:15 dans Divers | Commentaires (0) |

Un peu de poésie | 26 mars 2007

LES LILAS ET LES ROSES Louis Aragon O mois des floraisons mois des métamorphoses. Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Ni ceux que le printemps dans les plis a gardés Je n'oublierai jamais l'illusion tragique Le cortège les cris la foule et le soleil Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique L'air qui tremble et la route à ce bourdon d'abeilles Le triomphe imprudent qui prime la querelle Le sang que préfigure en carmin le baiser Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles Entourés de lilas par un peuple grisé Je n'oublierai jamais les jardins de la France Semblables aux missels des siècles disparus Ni le trouble des soirs l'énigme du silence Les roses tout le long du chemin parcouru Le démenti des fleurs au vent de la panique Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur Aux vélos délirants aux canons ironiques Au pitoyable accoutrement des faux campeurs Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d'images Me ramène toujours au même point d'arrêt A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages Une villa normande au bord de la forêt Tout se tait L'ennemi dans l'ombre se repose On nous a dit ce soir que Paris s'est rendu Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Et ni les deux amours que nous avons perdus Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres Douceur de l'ombre dont la mort farde les joues Et vous bouquets de la retraite roses tendres Couleur de l'incendie au loin roses d'Anjou (Le Crève-coeur, 1941)

Publié par emirdeniz à 16:26:49 dans Divers | Commentaires (0) |

De Mao à Sarko | 09 février 2007

En France le mot intellectuel a quasiment toujours été associé à "de gauche". Que s'est il passé pour que les même qui hier défendaient la dictature du prolétariat et se félicitaient de la "libération" de Saigon par le Vietminh soutiennent aujourd'hui le plus ultra libéral et atlantiste leader de droite, en rupture complète avec une certaine tradition gaulliste et "sociale" de la droite française traditionnelle.

Le fait n'est pas nouveau puisque certains d'entre eux avaient déjà soutenu l'invasion américaine de l'Irak en 2003. On aurait pu pensé alors, comme certains le pensaient que Saddam était un dictateur etc. etc., en quelque sorte un soutien humanitaire à un Bush qu'ils ne soutiennent pas par ailleurs. Mais a les entendre aujourd'hui soutenir sans réserves le petit Bush français la question se pose de savoir si c'est la gauche qui a changé comme ils le disent ou si c'est eux qui ont troqué leurs habits de gauchistes pour le vedétariat philosophique du tout Paris.

André Glucksman, ancien maoiste qui qualifiait le gouvernement Pompidou de "dictature faciste" et qui théorise son passage de l'ultra gauche à presque l'extrême droite par le néant idéologique de la gauche. Finkelkraut, Weizmann, Bruckner, tous des anciens compagnons de route de la gauche.

Comment cela est-il possible ? Prenons l'explication de Glucksman, c'est à dire le sois disant néant idéologique de la gauche. Le rôle des intellectuels de gauche n'était il pas justement de combler ce vide idéologique ? Par ces mots même Glucksman et consors admettent leurs propres défaites idéologiques faces aux néoréactionnaires et montrent qu'ils se sont eux même pliés face à l'ordre établi. D'ailleurs n'ont-ils pas toujours été dans le sens du vent étant donné qu'ils ont été gauchistes en 68 (en dehors de Finkelkraut), mittérandiste dans les années 80 et Sarkosistes aujourd'hui.

En réalité, ces "avant gardes" se sont toujours trompés et lorsqu'ils renient aujourd'hui ce qu'ils ont fait ou dit hier c'est un terrible aveux d'impuissance qui mène nécessairement à un défaitisme qui ne peut être quez sarkosien.

En quoi serait il légitime de soutenir Sarkozy aujourd'hui ? Sur quelles valeurs de gauche s'appuient ils pour le justifier ? L'ultralibéralisme, l'autoritarisme, ou encore le néoimpérialisme américain ?

Heureusement, leur crédibilité est inversement proportionnel à leur bruit médiatique.

Publié par emirdeniz à 21:18:58 dans Divers | Commentaires (0) |

C’est pas la fête ! | 18 décembre 2006

La gauche de la gauche. Au-delà du slogan et de l'incapacité des militants de la gauche de la gauche à se définir eux même, la question de son impuissance politique et du coup de l'utilité des appareils, aussi bureaucratiques soient-ils est posée pour ces militants.

Après avoir dénoncé la sois disante absence de démocratie à l'intérieur du Parti Socialiste, qui lui réussit à faire vivre une diversité improbable en son sein par le model démocratique inventé à Epinay, cette gauche de la gauche en revient à des discussions « de fond » sur la couleur de cheveux de leur futur chef ou l'âge du capitaine. C'est l'arroseur arrosé. On nous l'a promis, eux ne parlent que de fond pendant que les socialistes s'étripent sur le nom de leur champion. Nous avons mis 6 mois à nous mettre d'accord sur un projet, 6 semaines sur le nom de notre candidat. Ils ont mis 6 jours à être d'accord sur un projet et autant pour exploser sur la question de la candidature.

Je suis un peu dure, d'autant que j'aurais préféré pour ma part une candidature unique à gauche du PS, mais quand même. Nous faire la leçon sans arrêt pour finir en queue de poisson, ce n'est pas digne de dirigeants politiques qui ont la lourde responsabilité de représenter une partie importante de l'électorat de gauche. Ceux là leur feront payer.

La V ème république n'épargne donc personne, ni le PS, ni les autres partis de gauche et pas davantage nous même engagés dans les courants de gauche de la social-démocratie. Les conservateurs, habitués au culte de l'homme providentiel se contentent fort bien de ce type de fonctionnement mais pour des organisations de tradition démocratique qui se prétendent de la transformation sociale, cette surdétermination des questions de personne introduit un modèle de fonctionnement dont ils n'ont pas l'habitude.

L'importance d'un parti de masse, la nécessité d'avoir des règles claires et démocratiques à l'intérieur est donc une condition sine qua non de tout rassemblement qui se voudrait autre chose qu'un agrégat. Ces militants sincèrement engagés aujourd'hui dans cette candidature comme ils l'avaient étés sur le non au référendum doivent donc se poser des questions sur la nature de ce qu'il est nécessaire de construire à gauche.

Qu'ils sachent qu'au Parti Socialiste, il y a de la place pour tout le monde.

Publié par emirdeniz à 15:10:28 dans Divers | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| >>