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Présentation

Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...

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Réponse de Michel Rocard à "Michel Rocard et le traopisme Sociale Démocrate" | 16 janvier 2008

Michel Rocard a eu la gentillesse de répondre à mon article que je lui avais fais parvenir par mail.

Je vous livre ici la réponse intégrale de Michel Rocard.

Cher camarade,

 

Je suis sensible au soin que tu as pris de traiter de mon argumentation. Le PS a besoin de débats sérieux, sereins et approfondis. Poursuivons-les. C'est pourquoi j'ai accordé grande attention à ton blog.

Mais pour que le dialogue fasse progresser de nouveaux accords entre nous, il faut se comprendre  et pour se comprendre, ne pas dévier l'argumentation et le débat.

Tu me prêtes, et c'est le fond de ton argumentation, une assimilation entre la gauche antilibérale et le non à l'Europe. Or jamais je n'ai écrit ni pensé cela, et surtout pas dans la dernière tribune. Si beaucoup de gens se sont retrouvés sur ces deux positions, le non à l'Europe est infiniment plus large. J'y ai vu pour ma part comme beaucoup de commentateurs d'ailleurs un refus profond de la précarité que produit massivement le capitalisme mondial dans son état actuel, associé à la conviction que je crois fausse mais qui fut majoritaire, que l'Europe est pour quelque chose dans cette évolution alors qu'elle a pris naissance aux Etats Unis.

Je ne me reconnais donc pas du tout dans "l'analyse simpliste d'un oui pro marché et d'un non anti marché". Les analyses sont différentes, les forces en cause différentes même s'il leur arrive de converger en partie. Mais si l'on veut approfondir ces débats pour finir par les trancher, il est essentiel de ne pas les confondre.

Sur ce qui est majeur dans notre différence, il ne faut pas non plus se tromper. Je ne suis pas plus prêt que toi à renoncer à la notion d'égalité. En revanche je suis à l'évidence beaucoup plus sensible que tu ne sembles l'être au caractère international de notre stratégie et je me sens à l'aise par exemple avec nos camarades sociaux démocrates scandinaves qui réussissent à faire chez eux des sociétés beaucoup plu égalitaires que la notre.

Le point difficile est sans doute l'affaire de l'économie de marché. Je te donne acte que personne ne parle plus de sa suppression,  et que personne n'ose plus revendiquer l'économie intégralement régie par la puissance publique.

Mais , et c'est là qu'on a toujours manqué de temps et d'espace pour creuser cette affaire, et que par exemple j'ai beaucoup simplifié dans la Tribune Libre que tu incrimines, il y a une énorme différence entre le fait de constater que nous sommes en économie de marché et que nous n'y pouvons pas grand chose, quitte à regretter secrètement l'étatisme perdu et à s'en inspirer quand même dans nos projets de réforme, et le fait de savoir s'en servir pour faire avancer nos projets égalitaires et sociaux en mettant le jeu du marché de notre coté par des incitations ou des pénalisations, notamment fiscales  et en appuyant les forces sociales associatives et surtout syndicales dans leurs permanentes négociations. C'est cela que le PS à la différence des autres partis socialistes d'Europe, n'a pas encore appris à faire. Il y a beaucoup d'exemples. L'un, tu le cites, c'est les nationalisations. Je te rappelle que j'étais pour, mais pour les faire autrement. Elles auraient été moins fragiles si on leur avait laissé une liaison avec le marché au lieu de les faire dépendre exclusivement du budget de l'Etat. Un autre exemple est les 35 heures, où nous avons compliqué la vie des PME, pourtant pour une cause juste, en jouant trop l'autoritarisme de l'Etat et pas assez la négociation sociale appuyée sur une puissante incitation fiscale. Ça aurait été un peu plus lent, mais plus solide et plus durable.

Tout cela en faisant au plus court. Merci en tous cas de t'intéresser à ces débats, essentiels pour le Parti.

 

Bien à toi,

 

Michel Rocard

 

Publié par emirdeniz à 17:45:09 dans Divers | Commentaires (1) |

Bonne année | 04 janvier 2008

Chers lecteurs,

Je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse année 2008. Qu'elle vous apporte la joie, le bonheur et tout le reste. Que cette année nous apporte à chacun un peu plus de fraternité et de solidarité. Qu'elle soit également celle de la reconquête des coeur de notre camp.

L'argent ne faisant pas le bonheur, je vous souhaite d'être pauvre et surtout si vous souhaitez réaliser de nouvelles bonnes résolutions n'en prenez pas !

 

BONNE ANNEE 2008

Publié par emirdeniz à 16:21:55 dans Divers | Commentaires (5) |

L’air du temps, le temps des reniements | 24 décembre 2007

Il y a quelques mois de cela, pendant la campagne des élections présidentielles arrivait en France quelque chose dont nous n'avons pas l'habitude. Eric Besson, membre de la direction nationale du PS trahissait son Parti pour rejoindre le côté du manche. La culture politique française n'avait pas l'habitude de ce genre de reniement et de traîtrise assumée depuis la fin de la 4ème république qui obligeait, elle, à des alliances contre-nature. Dans d'autres pays, ces choses sont « normales », notamment dans les pays en voie de développement dont les partis ne sont pas liés à une sociologie particulière mais épousent au gré du temps telle ou telle orientation sans que cela n'affecte ses résultats électoraux étant donné que la culture démocratique y ait très faible. La France, pays de la politique par excellence, serait-elle donc en voie de régression démocratique au point que les partis n'ont plus de sens ou du moins qu'ils n'en aient si peu pour les citoyens qu'il importe peu que les Hommes politiques puissent passer du PS à l'UMP ? Il semblerait que se soit bien le cas.

 

Si l'acte d'Eric Besson était resté isolé, ce constat aurait pu être nuancé, mais nous voyons de plus en plus autours de nous des exemples de ce type. La boite de pandore a été ouverte, le tabou a sauté, le cynisme politique se dévoile au grand jours. C'est une forme de politique décomplexée chère à Mr Sarkozy. Ici même en Lorraine, nous avons vu dans au moins trois ville et pas des moindres des revirement spectaculaires. Le secrétaire de la section PS de Toul sera numéro 2 de la liste de Nadine Morano. La potentielle tête de liste PS de Sarreguemines sera sur la liste UMP et plus spectaculaire encore Pierre Bertinotti co-leader de l'opposition de gauche à Metz sera sur la liste de Jean Marie Rausch.

 

Pourquoi ces personnes sont-elles capables de renier ainsi leur passé et de continuer à pouvoir se regarder dans une glace. Certes, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, mais tous les exemples suivant sont des exemples de personnes qui passent du côté du manche, je n'en connaît pas qui ont fait le chemin inverse ce qui aurait pu faire penser à un revirement idéologique.

 

Du cynisme donc, de l'opportunisme et une capacité à vivre sans amis ont permit à toutes ces personnes de franchir le rubicond. Quelle image cela va-t-il avoir sur l'avenir politique de la France ? Impossible de le dire, mais on pourra constater que ce qui se passe n'en sera pas la cause mais un symptôme flagrant de la rupture entre les élus et les citoyens. Un symptôme de plus que les partis, même avec 300 000 adhérents, n'ont plus beaucoup de sens pour nos concitoyens. Nous pouvons le regretter, il faut en tout cas trouver une manière pour faire en sorte qu'un semblant de corps intermédiaire demeure entre le peuple et les dirigeants. Car lorsque le peuple a l'impression de gouverner directement en évitant les corps intermédiaire, il est en réalité gouverné directement par le populisme.

Publié par emirdeniz à 19:06:01 dans Divers | Commentaires (0) |

Et si on changeait de maire | 20 décembre 2007

Retrouvez cet article dans en pdf en cliquant sur ce lien. 

La semaine

 

Publié par emirdeniz à 14:36:53 dans Divers | Commentaires (0) |

Le méchant nain et le méchant tout court | 17 décembre 2007

Au dernier épisode le petit Nicolas ne savait plus quoi faire, le livre magique du MEDEF ne donnait aucun résultat et les gens étaient de plus en plus mécontents. Alors, le petit Nicolas et Clo Clo qui lui porte son gouter eurent une nouvelle idée : inviter un ami d'un autre pays pour lui vendre des avions et gagner de l'argent pour le pouvoir d'achat. N'ayant pas beaucoup d'amis et étant déjà passé chez Georges, ils invitèrent leur ami : le méchant Mouammar. Nicolas pensait que c'était aussi positif pour montrer qu'il n'était pas raciste comme le prétendaient les méchants enfants des banlieues qui brulent les voitures. Mais Mouammar avait un inconvénient, il avait tué plein de monde dans des attentats à la bombe et même des français. Rama, la petite copine noire de Nicolas n'était pas contente mais Nicolas poursuivit son plan. Moummar, arrivé en France voulu visiter tout le pays ; en échange il devait acheter des chars, des avions et des centrales nucléaires. Mais une fois la visite accomplie, il reparti sans rien acheter si ce n'est ce qu'il avait déjà acheté à Cécilia. Les gens n'étaient de nouveau pas content. Nicolas invitait le vilain Moummar, qui se foutait de la France et insultait tout le monde avant de repartir.

Nicolas s'était encore une fois fait avoir.

Jamais à court d'idée pour faire oublier celle d'avant, Nicolas décida de présenter à tout le monde sa nouvelle petite copine : Carla. Le problème c'est que Nicolas ne pouvait pas embrasser Carla, elle faisait deux têtes de plus que lui et en plus il était obligé de lui donner son gouter à la récré tous les jours pour qu'elle accepte de faire des photos avec lui.

La suite au prochain épisode...

PS : ceci n'est pas une fiction, c'est bien comme ça qu'est dirigée la 4ème puissance mondiale.

Publié par emirdeniz à 10:24:39 dans Divers | Commentaires (2) |

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