Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...
Le Parti Socialiste a pris une position hier au bureau national qui à mes yeux va à l'encontre non seulement du vote des français du 29 mai mais encore plus simplement de la démocratie. Benoît Hamon a démissionné, c'est tout à son honneur. Il n'aurait pas pu continuer de défendre une position contraire au consensus qu'on lui a demandé de trouver par ailleurs.
Le refus du débat sur la méthode
Le premier point de cette décision dont il faut discuter est bien le refus du Parti Socialiste d'entrer dans le débat sur le mode de ratification du nouveau traité. En effet, François Hollande explique que le mode de ratification est en réalité secondaire et qu'il s'agit uniquement de donner une opinion sur le fond du projet tout en regrettant officiellement qu'il n'y ait pas eu de référendum. J'ai peine à croire que le premier parti de la gauche se désintéresse de savoir si sur un point aussi essentiel, il faut consulter le peuple ou non. En réalité, on le voit une fois de plus, certains au Parti Socialiste, tout comme l'UMP et d'autres ont peur du peuple. Ils sont effrayés à l'idée que celui-ci pourrait à nouveau prendre ce texte, le décortiquer et éventuellement voter contre. C'est dire qu'ils ne croient pas réellement à leur propre capacité à convaincre ce peuple.
Ce qui a été fait par le peuple ne peut être défait que par le peuple.
Cette appréhension vis-à-vis du peuple est en effet problématique. Un parti qui a peur du peuple ne pas prétendre gouverner ou diriger. Or, le Parti Socialiste, derrière ces appréhension montre la réalité du décalage entre ses positions et celles du peuple français et au lieu de se poser la question de pourquoi le peuple est contre se pose la question de comment éviter le peuple. L'anti-populisme de certains est en réalité une marque de mépris qui a un arrière goût d'ancien régime.
Ce qu'il aurait fallu faire
Si ma position personnelle eut été le non au nouveau traité qui n'est qu'une pâle copie du précédent, la seule position cohérente et unitaire aurait été le refus de vote au nom du peuple. Cette position n'empêchait en effet nullement les partisans du oui d'être pour le oui et ceux du non d'être pour le non, mais elle aurait eu le mérite d'être cohérente avec la position de la candidate pendant les présidentielles et celle du PS à savoir la demande du référendum.
Publié par emirdeniz à 10:30:39 dans Europe | Commentaires (1) | Permaliens
L'actualité est aujourd'hui marquée par une fin de règne étrange. Un mélange de nostalgie et d'amertume a du prendre à la gorge le travailliste lambda dans son quartier populaire de Manchester ou de Liverpool. Celui qui a fait gagner la gauche est aussi celui qui a signé pour un temps long l'abandon de la valeur cardinale du socialisme : l'égalité.
N'en déplaise aux apôtres français du blairisme, la période Blair du Labour (maintenant new labour) signifie une rupture fondamentale avec les idéaux socialistes qui ont été les siens. Le new labour d'aujourd'hui ne se réclame d'aucune catégorie sociale, il a réussi à mettre à plat son lien organique avec les syndicats qui l'avaient fondé. Il n'est aujourd'hui la représentation sociale d'aucune catégorie en particulier mais plutôt l'incarnation du parti socialiste postmoderne pour qui la nouvelle « british way of life » fait office de paradigme idéologique.
Les tenants du blairisme trouveront toujours de quoi montrer que Blair était plus à gauche que Thatcher mais quel intérêt. Est-ce cela que les ouvriers abandonnés à leurs sorts, les misérables qui se multiplient et qui sont aujourd'hui misérable depuis plusieurs génération attendaient du parti censé les défendre ? Ou encore, la jeunesse britannique a-t-elle encore quelque chose à attendre d'un gouvernement qui a passé les frais d'inscription de rien à 4500 £ dans les universités et qui a placé 4,5 millions de caméra dans le pays pour surveiller les faits et gestes de ses administrés ?
Il faut se demander pourquoi la majorité des admirateurs de Tony sont du côté droit de l'échiquier politique et pas seulement en France (où la gauche serait archaïque). N'avoir pas réussi à mettre en place un système de santé qui soigne, un système éducatif qui éduque, un système de redistribution qui redistribue les milliards de la city en 10 ans de pouvoir est sans conteste un échec pour un gouvernement qui se veut de gauche. Alors, il y a une autre explication, ce gouvernement est peut-être tout simplement de droite et alors c'est une escroquerie.
Publié par emirdeniz à 21:10:37 dans Europe | Commentaires (0) | Permaliens
On n'en a pas tant parlé que ça de ces élections. Comme si une extrême droite à 30% et au-delà était devenu quelque chose de normal, de banal voire d'accepté dans notre vieille Europe. On n'en a pas parlé non plus parce que les résultats de cette élection sont un leurre puisqu'on pensait que l'extrême droite allait prendre la ville d'Anvers et qu'elle ne l'a pas prise.Publié par emirdeniz à 10:18:09 dans Europe | Commentaires (0) | Permaliens
Quoi qu'on en pense et quelle image qu'on ai de moi (je parle aux lecteurs qui me connaissent), il est rare que je parle de la Turquie "en public", il est même encore plus rare que je parle des rapports entre la Turquie te l'Union Européenne. Tout juste certains auront ils remarqué mon irritabilité sur certaines questions liées à cette partie de l'Europe. Je profite donc de cette tribune que m'offre Internet pour en parler. Sans doute ai je peur d'être catalogué ou encore suis je vacciné contre les lobbies qui qu'on en dise existent partout même de manière inconsciente et non organisée.
Publié par emirdeniz à 00:54:42 dans Europe | Commentaires (1) | Permaliens
En annonçant qu'elle ne reconnaîtrait les résultats du référendum sur l'indépendance qu'en cas de victoire claire et en sous entendant que l'UE pourrais discuter avec le Monténégro avant de discuter avec la Serbie, l'Union Européenne a favorisé la victoire du oui au référendum sur l’indépendance du Monténégro. D'ailleurs la plupart des éditorialistes considèrent aujourd'hui que c'est une bonne chose que le Monténégro se sépare de la Serbie, comme ce serait une bonne chose que le Kosovo soit indépendant. C'est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette.
Publié par emirdeniz à 12:06:40 dans Europe | Commentaires (1) | Permaliens
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