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Présentation

Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...

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Refermons la parenthèse de Tours | 14 mai 2007

Y'a-t-il encore un Parti Communiste Français ? La question se pose après ces élections présidentielles qui ont définitivement enfoncé le PCF à moins de 2%. Evidement, le vote utile n'y ait pas pour rien, et le PCF aurait fait un peut plus dans un autre contexte, un peu plus oui mais un peu seulement. La double question que doit se poser aujourd'hui le PCF est de savoir 1. S'il est encore communiste 2. S'il lui reste un espace entre le PS et l'extrême gauche. Quel sens a aujourd'hui l'engagement au PCF sinon de se dire qu'on est radical mais qu'on veut gérer le pays. Une influence électorale aussi faible ne permet en effet plus de peser sur grand-chose et remet gravement en cause l'existence même d'un tel outil.

 

Au moment de la scission au congrès de Tours les frères ennemis s'étaient déchirés sur la question de la 3ème internationale, communiste celle-là. Par la suite, la soumission des communistes français à la ligne de Moscou leur permettait de justifier une existence indépendante dans la mesure où il n'était pas question pour eux de gérer la République bourgeoise. Aujourd'hui et depuis des années les communistes sont en direction dans les collectivités locales ou dans les gouvernements avec des socialistes et leur orientation sur des sujets concrets est bien en deçà des nécessaires coup de gueule de Marie Georges Buffet. Le PCF n'aura probablement plus de groupe à l'assemblée et les déchirements internes promettent le dernier congrès du PCF. Alors je l'affirme, refermons la parenthèse de Tours, retrouvons nous dans la maison commune, malgré les difficultés que cela posera, malgré le rejet de certaines orientations sociales libérales du Parti Socialiste. Une force ex-communiste, permettra au contraire au Parti Socialiste de maintenir son ancrage à gauche qu'on veut aujourd'hui plus que jamais remettre en cause. Je ne ferais pas aux militants du PCF l'insulte du mépris comme certains le font. Je pense que ce courant de pensée aux côtés de la gauche du PS à tout son rôle à jouer à la fois dans l'orientation du PS mais aussi dans le lien qui demeure encore réel des militants du PCF avec le monde ouvrier.

Publié par emirdeniz à 20:54:08 dans France | Commentaires (2) |

L’illusion centriste | 23 février 2007

Certains se mettent à y croire. Le centre serait devenu le nouvel eldorado de la gauche. La stratégie de l'union de la gauche aurait échoué et il faudrait aller chercher des voix au centre étant donné que selon certains l'élection « se gagne au centre ». C'est ce qu'avait pensé Lionel Jospin, je n'en dirais pas plus sur cet argument. Cette illusion centriste est un serpent de mer qui revient régulièrement au Parti Socialiste et notamment dans sa version la plus sociale libérale qui a toujours cherché pour se débarrasser des crypo-marxistes que nous serions à nouer des alliances au centre. S'il est vrai qu'entre ce que propose Bayrou et ce que voudraient certains au PS sans le dire n'est pas très éloigné, il est tout à fait suicidaire pour la gauche de s'engager sur cette voie pour plusieurs raisons, je m'explique. Tout d'abord, il est faux de dire que la gauche n'a jamais gouverné avec le centre. Toute la 4ème république et certains épisodes de la 3ème si tenté qu'on puisse dire que les radicaux étaient centristes. A chaque fois, on s'est rendu compte que cela était un échec et on est revenu à l'union populaire. Deuxièmement, dire que la gauche doit gouverner avec le centre c'est accepter que le Parti Socialiste ne soit plus au cœur de la gauche mais à sa droite avec une opposition à sa droite et une opposition à sa gauche. Quel serait alors le nouveau spectre politique ? Le PS pour gagner devrait accepter une dérive droitière pour gagner des voix au centre et pousserait la droite conservatrice à nouer des alliances avec l'extrême droite pour arriver au pouvoir. Troisièmement, le spectre politique de la France est structuré par deux questions essentielles : la question sociale en premier et la question laïque et l'éducation en second. Or, accepter d'affronter d'autres forces de progrès sur la question sociale serait la touche finale à la coupure entre les forces sociales de notre pays et le Parti Socialiste. Et accepter une alliance avec la démocratie chrétienne sur la laïcité et l'éducation : pas de commentaire. Cette troisième voie est donc un leurre, elle mènerait à l'échec du Parti Socialiste voire à sa disparition de l'échiquier politique en se faisant phagocyter sur sa gauche par d'autres forces plus en phase avec la réalité sociale de ce pays. Le Parti des classes moyennes n'existera pas car les classes moyennes n'existent pas dans un pays ou le salaire moyen est de 1200 € net. La seule stratégie qui permette la victoire de la gauche a toujours été et reste l'Union populaire des forces de progrès qui depuis la révolution se transmettent une mémoire de génération en génération pour faire avancer ce pays dans des moments d'effervescence populaire sinon les socialistes seront disqualifiés pendant très longtemps.

Publié par emirdeniz à 16:47:45 dans France | Commentaires (0) |

Sarko, bébé Chirac | 30 janvier 2007

Il nous refait le coup de Chirac en 1995. Promis, Sarkozy est plus à gauche que la gauche. Il cite Jaurès et Blum, en appelle aux travailleurs trahis par la gauche ... La différence avec Chirac, c'est qu'au moins Chirac n'avait pas de programme. Sarkozy, lui, en a un et a beaucoup de mal à vrai dire a justifier ces postures tout en maintenant un programme ultra libéral. L'affaire du CNE en est la preuvre. Après avoir dit qu'il fallait généraliser le CNE et mettre à mort le CDI, la droite pratique le rétropédalage et explique que ce n'est pas tout a fait ça mais un peu quand même. Idem sur la fiscalité. Tant que la droite continuera comme cela et restera dans ses contradictions entre une option ultralibérale non assumée et des postures sociales, nous n'avons rien à craindre. Cela montre également que sur les questions sociales, si la campagne reste sur ces questions, la gauche sera très difficile à battre et nous attendons de notre candidate qu'elle réponde à l'énorme attente sociale exprimée à travers les manifestations sur le Contrat Première Embauche. La question sociale reste donc bel et bien le premier problème de ce pays, les autres en dépendent, la victoire aussi.

Publié par emirdeniz à 10:30:13 dans France | Commentaires (0) |

Trou noir | 17 novembre 2006

Que dire au lendemain de ce qui s'est passé hier soir. J'avais prévu au départ de ne rien dire. J'ai changé d'avis. Un militant politique ne doit pas rien dire, il n'a pas le droit de ne pas avoir d'avis, il doit montrer un chemin même s'il n'est pas sur à 100% que ce n'est pas le bon. Avec quelques année de moins (militant étudiant enthousiaste et ultracritique sur la social-démocratie) j'aurais dis : « il n'y a plus rien à faire dans ce parti ». J'y serais quand même resté mais j'aurais vu dans le vote d'hier soir un basculement soudain et massif de notre parti à droite.

Avec un peu de recul, je ne le vois pas comme ça. Si je n'ai, je l'avoue, pour le moment aucune explication sur ce qui s'est passé, je sais en revanche que le mouvement des idées est quelque chose de lent, qui doit maturer, qui parfois recule et enfin se confronte à la réalité pour être validé ou non.

Il faut donc prendre du recul et regarder le temps long. Ne pas avoir la tête dans le guidon. En discutant avec mes camarades qui ont voté Ségolène Royal, je me rends compte qu'ils sont d'accord avec moi sur la plupart des sujets mais que nous n'en tirons pas la même conclusion sur ce qu'il convient de faire dans la période politique dans laquelle nous sommes. Je me rends compte finalement que la volonté de gagner l'élection de 2007 est l'argument ultime qui emporte tout sur son passage et ne permet pas dès lors que la conviction que les conditions de la victoire passent par telle personne l'a emporté, d'avoir une discussion rationnelle avec ces camarades.

Ce qui s'est passé est donc un « évènement historique » (au sens de Max Weber) pour la gauche. A ce titre, il doit être analysé comme tel et non pas comme être surexploité. Les conditions d'un évènement historiques réunies ne signifient pas que le mouvement de fond a changé. Le tsunami à la surface ne change pas les courants contradictoires dans l'océan. La question que je me pose donc légitimement est donc de savoir, ayant été à côté de la plaque au moment de l'évènement historique, arriverons nous tout de même à canaliser le courant de fond. L'importance de l'évènement historique est-il suffisant pour qu'au moment du reflue de la vague, les gens sortent la tête de l'eau. Comme dirait Lenine : que faire ?

Je ne ferais pas comme lui (les thèses d'avril où il change complètement sa position au vu de l'évènement historique qu'est la révolution de février) mais je pense tout de même que notre rôle est d'accompagner la vague pour attraper les gens noyés en chemin.

Notre rôle est de tout faire pour d'abord écraser la droite. Une victoire de la gauche serait à n'en pas douter une source de moral pour les forces sociales de ce pays qui n'attendent que l'étincelle d'espoir pour déclancher le feu de la révolte.

Tout cela est probablement du charabia mais la veilleuse allumée dans la nuit est plus importante que le projecteur en plein jour.

Publié par emirdeniz à 18:25:50 dans France | Commentaires (3) |

Sarkozy enclenche la machine à perdre. | 22 septembre 2006


Ecrit au fil de la pensée ...


Il est un peu présomptueux et peut être dangereux pour un militant socialiste de faire un titre comme celui-là, mais je voudrais tout de même donner mon opinions quand aux chances réelles de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007.


Premièrement, les qualificatifs les plus souvent utilisés à son égard ne sont pas très propice à gagner des voix : arrogant, manipulateur, cynique, mégalomane, dangereux ... voici quelques unes des expressions qui le caractèrisent non pas aux yeux des "bobos" ou des profs mais aux yeux de beaucoup de gens y compris des humanistes de droite. Certe, ça n'est pas une explication très politique mais on peut aussi avoir des indices sur l'opinion en fonction des termes utilisés couramment par les gens pour en parler.


Deuxièmement, Sarkozy fait une erreur fondamentale en pensant qu'il pourra mordre sur l'électorat de la gauche en utilisant le populisme de droite. Sarkozy veut faire croire aux gens que le principal problème est dans le fait que les hommes politiques manquent de courage et donc il fait de l'agitation pour faire penser que lui en a. Je pense au contraire, pour prendre l'exemple de la gauche, qu'il fallait être extrêmement courageux pour faire des réformes comme les privatisations et les baisse d'impôt, il n'y a pas là un excès de timidité mais plutôt un zèle idéologique qui nous a probablement couté un 21 avril. Le problème du courage ou de son abscence ne se pose donc pas dans ces termes. Ceux qui pensent que l'élection présidentielle se joue essentiellement sur un sentiment ou une émotion se trompent. Sans faire du matérialistisme trop caricatural, je dirais que le résultat d'une élection peut changer selon qu'on la place avant ou après le jour de la paye.


Le sondage ne mesure donc en aucun cas la réalité, il mesure selon moi l'émotion. Car l'émotion est éphémère et non déterminante dans la plupart des choix importants, la réalité elle, est préniante et anxiogène. La réalité va donc probablement rattrapé Sarkozy. Le problème du charriot à moitié plein ou à moitié vide, le problème du chômage qui baisse à moitié en faisant augmenter la précarité du double et le problème de l'impossibilité à pouvoir prévoir au delà du 15ème jour du mois. Vous allez me dire qu'un autre qui joue du registre de l'émotion fait beaucoup de voix, je pense évidement à Lepen. Je vous répondrait que précisément, en ce qui concerne son électorat ex-communiste (entre un tiers et la moitié des voix) les ressorts du Lepenismes sont sociaux et non idéologique, ils le sont pour l'autre moitié. De plus, je vous répondrait que sur ces ressorts émotionnels, un candidat ne peut au plus faire que le score maximum de Lepen c'est à dire 18%.


Enfin et c'est lié au point précédent, et il s'agit la d'une question idéologique donc culturelle, la France est profondément républicaine, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit et pas d'un républicanisme restreint, nationaliste, mais bien l'idée que la liberté et l'égalité peuvent être un projet politique national et international. Sarkozy est donc trop américain pour gagner dans ce pays, il le pourrait certainement dans des pays de tradition anglosaxonne mais en France c'est très difficile.


Le triptique populisme (pour les pauvre)/ultralibéralisme (pour les riches)/ communautarisme (pour tout le monde) ne peut pas gagner dans un pays de tradition laïque car il devrait pour cela être porté par des courants idéologiques puissants (comme pour Bush) comme la religion ou le nationalisme qui ne sont déjà en France depuis belle lurette que des pages dans les livres d'histoire.


Enfin, qui se souvient de la dernière victoire de Nicolas Sarkozy à une élection nationale ? Personnne, car il n'y en a pas eu. La seule fois ou il a tenté il a fait 11% c'est à dire moins que Pasqua aux élections européenne de 1999. Lorsqu'il a soutenu la droite aux régionales de 2004 en faisant des meeting partout (on se souvient encore de Copé qui rajoutait la mention "avec le soutient de Nicolas Sarkozy" sur ces affiches) elle a perdu toutes les régions sauf une et lorsqu'il a fait campagne pour le Oui au référendum le non a fait 55%.


Souhaitons donc qu'une fois de plus le triptique liberté/égalité/socialisme l'emporte face à la supercherie.

Publié par emirdeniz à 00:00:45 dans France | Commentaires (0) |

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