Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...
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Publié par emirdeniz à 11:53:21 dans International | Commentaires (1) | Permaliens
Alors que le débat politique français fait une fixation sur la dette, il faudrait regarder de plus près ce qu'est une dette. A quoi elle sert, qui la finance et à quels taux les emprunts sont réalisés. La dette de la France est essentiellement une dette intérieure par l'émission de bons du trésor. Cela signifie que l'Etat emprunte sur les marchés à des taux qui feraient pâlir d'envi les particuliers que nous sommes car la France étant très bien notée par le marché est un pays qui comporte peu de risque de non remboursement. La dette de la France coûte donc peu cher.
En tout cas bien moins cher que ce que nous coûtent socialement les restrictions budgétaires par l'intermédiaire de l'indemnisation du chômage, du financement de l'insécurité du aux problèmes sociaux, ou encore de l'inefficacité des services publics qui baissent nécessairement la productivité de l'économie (si une entreprise ne peu pas faire soigner ses salariés ça lui coûte de l'argent).
Les pays riches les plus endettés
Ensuite, regardons qui sont les pays qu'on dit endetté. La dette est une valeur relative au PIB. En effet, si le PIB augmente plus vite que l'encours de la dette, cette dette va baisser relativement au PIB. Un pays peut donc baisser sa dette tout en maintenant un déficit budgétaire. Par exemple, l'Argentine que l'on disait ruinée il y a quelques années, a réussit à faire une remontée spectaculaire en mettant fin aux politiques de déficit zéro prôné par le FMI. C'est aujourd'hui un pays moins endetté que la France.
Ainsi, on retrouve dans la liste des pays les plus endettés beaucoup de pays riches. Dans les 16 pays les plus endettés au monde, 7 sont membres de l'OCDE. Ramenée à des valeurs absolues, la seule dette du Japon est bien supérieure à la somme des dettes des 50 pays les plus pauvres.
Dans ce classement on voit également que contrairement à ce qu'assènent les médias et la droite à longueur de journaux, la France n'est classée que 31ème bien loin derrière le Canada, l'Arabie saoudite ou Singapour qui sont loin d'être en « faillite » comme dirait notre premier ministre.
La dette est donc loin de constituer un critère de richesse ou de pauvreté d'un pays. Il y a donc de bonnes et de mauvaises dettes. Certains pays Africains très endettés ont des taux d'emprunts qui sont deux à trois fois supérieurs à ceux de pays comme la France. Cela signifie qu'ils vont rembourser plusieurs fois ce qu'ils ont emprunté et qu'ils auront moins de marges de manœuvre pour investir. En revanche, la France qui a une dette très peu cher doit s'endetter davantage afin d'être plus compétitive. C'est à se prix qu'elle pourra relancer sa croissance et diminuer ... sa dette.
A lire :
10 + 1 question sur la dette à Liem Hoang Ngoc (Michalon 10 )
| Rang |
Pays |
Dette (en % du PIB) |
|
Rang |
Pays |
Dette (en % du PIB) |
| 1 |
Malawi |
235,7 |
|
26 |
Indonésie |
72,9 |
| 2 |
Liban |
185,1 |
|
27 |
Qatar |
72,9 |
| 3 |
Japon |
154,6 |
|
28 |
Pakistan |
72,7 |
| 4 |
Jamaïque |
145,6 |
|
29 |
Papouasie N. Guinée |
72,4 |
| 5 |
Zambie |
133,6 |
|
30 |
Croatie |
69,1 |
| 6 |
Seychelles |
129,3 |
|
31 |
France |
68,8 |
| 7 |
Nicaragua |
125,3 |
|
32 |
Autriche |
67,8 |
| 8 |
Serbie-Montenegro |
123,2 |
|
33 |
Argentine |
65,7 |
| 9 |
Israël |
108,6 |
|
34 |
Vietnam |
64,3 |
| 10 |
Italie |
106,4 |
|
35 |
Allemagne |
64,2 |
| 11 |
Singapour |
106,4 |
|
36 |
Kenya |
62,9 |
| 12 |
Sri Lanka |
105,1 |
|
37 |
Espagne |
62,7 |
| 13 |
Belgique |
102 |
|
38 |
Etats-Unis |
62,7 |
| 14 |
Egypte |
101,8 |
|
39 |
Chypre |
62,3 |
| 15 |
Grèce |
100,9 |
|
40 |
Ouganda |
62,2 |
| 16 |
Arabie Saoudite |
94.6 |
|
41 |
Portugal |
59,8 |
| 17 |
Jordanie |
92,7 |
|
42 |
Inde |
59,7 |
| 18 |
Syrie |
89 |
|
43 |
Tunisie |
59,5 |
| 19 |
Moldavie |
88,4 |
|
44 |
Rép. Dominiquaine |
59,4 |
| 20 |
Soudan |
87 |
|
45 |
Brésil |
58,4 |
| 21 |
Côte d'Ivoire |
82,7 |
|
46 |
Honduras |
57,8 |
| 22 |
Turquie |
78,2 |
|
47 |
Bahrein |
57,5 |
| 23 |
Canada |
77 |
|
48 |
Cameroun |
57,1 |
| 24 |
Philippines |
77 |
|
49 |
Suisse |
57,1 |
| 25 |
Panama |
73,3 |
|
50 |
Hongrie |
57 |
Publié par emirdeniz à 10:37:57 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Les causes des émeutes de la faim
actuellement en cours dans beaucoup de pays du Sud sont largement discutées par
la presse. Chacun y va de son commentaire. Il y a d'abord la croissance
mondiale qui oblige des pays comme
Toutes ces causes réunies incitent comme pour le pétrole à la spéculation. C'est en réalité cette spéculation qui abouti à l'explosion des prix et empêche des millions de personnes dans le monde, principalement dans les pays importateurs de s'approvisionner en nourriture. A Haïti, ces émeutes ont coûté sa place au premier ministre mais surtout créés une situation de famine dans un des pays les plus pauvres du monde. Les habitants en sont réduits à manger des galettes de boues qui évidement conduisent à des épidémies en plus de la famine. Au Sénégal, au Cameroun, en Ethiopie, au Mexique ou encore en Egypte et dans bien d'autres pays cette situation s'apprête à avoir comme conséquence des troubles politiques graves qui pourraient bien s'étendre et devenir une catastrophe humanitaire et entraîner des exodes ingérable pour la communauté internationale.
Voici un tableau plutôt réaliste de la situation telle que présentée par les médias mondiaux. Pourtant, une cause un peu plus lointaine mais qui est sans doute la cause réelle est volontairement occultée. Il s'agit des politiques d'ajustements structurels imposés par le FMI dans les années 80 et 90 à ces pays. A la fin des années 70 beaucoup de pays du Sud se sont endettées auprès d'autres pays (club de Paris qui réunit les principaux prêteurs) ou surtout du FMI. A cette époque, nous étions au sommet de l'idéologie néolibérale qui sous-tendait les orientations politiques du FMI. Ces politiques, connes sous le vocable de « consensus de Washington » ont eu pour conséquence de diminuer de manière radicale les productions agricoles locales en les obligeant à abandonner les cultures vivrières et accepter d'entrer dans des monocultures d'exportation. Ainsi, la côte d'ivoire devait se spécialiser dans la production de bananes et de café. Le Sénégal dans l'exportation de certains poissons, le Mexique dans le maïs et chacun devait abandonner les politiques de fixation de prix par l'Etat et de subventionnement afin d'entrer dans le grand marché mondial qui règlerait tous leurs problèmes. Dans le même temps l'hypocrisie étai poussée jusqu'à permettre aux Etats-Unis et à l'Union Européenne de permettre un subventionnement massif de leur propre agriculteurs ce qui leur permis d'exporter à des prix défiant la concurrence du Sud et de tuer la plupart des agricultures de ces pays.
Ainsi, on peut dire que contrairement à ce qui nous est présenté, la crise actuelle n'est pas une crise de la demande car la demande augmente régulièrement depuis la seconde guerre mondiale mas les gains de productivité énormes dans l'agriculture ont toujours permit de faire face à ces augmentations. Il s'agit d'une crise de l'offre. Beaucoup de pays qui auraient pu développer leurs agricultures par le maintien de barrières douanière ou d'aide à leurs paysans n'ont pas pu le faire et se retrouvent aujourd'hui démunies. D'ailleurs, il est frappant de comparer les pays qui souffrent aujourd'hui à ceux qui ont subit des dommages dues aux politiques d'ajustement structurels. Les pays comme l'Inde qui ont privilégier l'agriculture et défendu leurs paysans subissent beaucoup moins la situation actuelle que ceux qui sont entrés dans la logique du FMI. La seule chose que nous pouvons regretter aujourd'hui est le mutisme de notre camarade DSK qui au lieu de reconnaître la responsabilité de l'organisation qu'il dirige et changer radicalement les politiques du FMI pour les orienter vers des politiques de développement endogène, se limite à dire que la crise est grave et qu'il faut défendre des politiques de baisse des droits de douanes afin de diminuer les coûts des denrées de base pour les populations du Sud.
Publié par emirdeniz à 10:50:55 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
En écoutant les déclarations de Deniz Baykal (leader de la gauche en Turquie) j'ai cru entendre les déclarations de Ségolène Royal au soir de la défaite aux élections présidentielles. Il disait en substance : « Nous n'avons pas perdu puisque nous avons progressé de 1,5% à ... 20,5%. J'ai donc été une nouvelle fois affligé de voir qu'on ne changerais rien à la stratégie de la gauche qui consiste en gros à faire une alliance avec l'armée sur une base laicarde en se coupant totalement de la base populaire qui devrait (et qui a été) la sienne et en ne s'appuyant que sur l'élite intellectuelle et les anciennes classes moyennes urbanisée qui sont attachée davantage à leur mode de vie « à l'occidentale » qu'au progrès social pour tous.
La gauche turque ne semble donc
pas en mesure à court terme de sortir de l'ornière dans laquelle elle s'est
elle-même enfermée en refusant obstinément de proposer ou de défendre un
programme qui soit autre chose que « tout sauf Erdogan ». On a même
entendu à plusieurs reprises des dirigeants du CHP (Parti Républicain du Peuple)
défendre l'idée d'une coalition avec l'extrême droite (MHP Parti d'Action
Nationale) pour barrer la route à l'AKP (Parti de
Or, il y a quelques semaines, des manifestations monstre réunissaient dans les rues des certaines de milliers de personnes pour refuser à la fois la remise en cause de la laïcité et la mainmise politique et idéologique de l'armée sur la politique turque avec des slogans comme « ni coup d'Etat, ni Charia ». C'est donc l'échec du CHP de ne pas avoir réussi à capitaliser ces personnes sur son nom et de se retrouver aujourd'hui dans l'opposition avec encore moins de député que la dernière fois. En Turquie comme ailleurs, les voix ne sont pas acquise à la gauche surtout quand elle n'a aucun projet pour le pays.
Publié par emirdeniz à 10:16:26 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Tout le monde est sous le choc. Les
infirmières bulgares et le médecin palestinien ont été condamnés à mort par le
régime libyen. Je me demande depuis le début de cette affaire pourquoi on parle
tant de ces infirmières bulgares ? Au fond, des dizaines de personnes sont
condamnés à mort chaque jour en Lybie et personne ne proteste. Aurait-on
attendu que des citoyens européens soient condamnés pour réagir ? Le plus
choquant n'est-il pas dans cette affaire que tout se passe comme s'il s'agissait
d'une prise d'otage de 5 personnes par le régime libyen plutôt que d'une
catastrophe sanitaire ? Ou encore que
Rappelons nous d'une autre affaire de contamination qui a eu lieu plus près de chez nous : l'affaire du sang contaminé. Je ne me souviens pas que beaucoup de gens aient été choqués par la mise en examen des fonctionnaires coupables ou même de Laurent Fabius alors premier ministre qui ne l'était probablement pas. Ce que je veux dire par là, c'est que l'affaire du sang contaminé libyen est devenue dans les médias européens l'affaire des infirmières bulgares. Il ne s'agit évidement pas de dire ici que la justice libyenne serait exemplaire et que ces personnels seraient coupables, ils ne le sont probablement pas ; mais nous devons tout de même avoir une vision critique de la manière dont cette affaire est médiatisée ici car ce sont tout de même des centaines d'enfants qui ont eux été bel et bien condamnés à mort par l'injection (accidentelle ?) du virus du sida dans cet hôpital. Personnes ne parle donc de ces enfants si ce n'est pour dire que leur traitement va être négocié contre la libération des infirmières. L'Europe aurait-elle aidé ces familles s'il n'y avait pas eu l'affaire des infirmières ou cette histoire serait-elle passée complètement inaperçu aux yeux de la communauté internationale ?
J'aimerais aussi, sincèrement qu'on m'explique le fond de cette affaire. Comment ces enfants ont-ils été contaminés ? Qui sont les responsables ? Y'a-t-il eu malveillance ou négligence ? Si ces infirmières sont partiellement coupables, elles doivent évidement être jugées de manière juste et les familles indemnisées.
Malheureusement, la justice n'a pas la même définition lorsqu'on traverse la méditerranée vers le sud et les coupables deviennent parfois victimes lorsqu'on va dans l'autre sens ...
Cette affaire en rappelle malheureusement beaucoup d'autres ou des campagnes ont lieu pour libérer des prisonniers français jugés pour des faits tout à fait avérés dans des pays étrangers. Tel personne coupable de trafic de drogue, tel meurtre ou tel viol sont vu à l'aune de la sympathie qu'on éprouve à l'égard de nos propres compatriotes et pas à l'aune de la justice. Imaginons un instant qu'un étranger soit coupable de crime en France, on sait ce que dirait ces même médias si prompt à s émouvoir devant tel ou tel condamnation de français à l'étrangers. La justice, lorsqu'elle est ethnocentrée n'est pas juste.
Publié par emirdeniz à 15:35:26 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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