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Présentation

Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...

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Contre le mur de la honte | 06 novembre 2006

"COMMUNIQUÉ SPÉCIAL DU XVIe SOMMET IBÉRO-AMÉRICAIN DE CHEFS D'ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT CONTRE LA CONSTRUCTION D'UN MUR À LA FRONTIÈRE ENTRE LE MEXIQUE ET LES ÉTATS-UNIS

Convaincus que la coopération et le dialogue doivent prévaloir pour trouver des solutions justes et équilibrées au phénomène de la migration internationale, nous, les Chefs d'État et de Gouvernement des pays ibéro-américains, considérons que la construction de murs est une pratique incompatible avec les relations d'amitié et de coopération entre les États.

Nous considérons que la construction de murs n'arrête pas la migration non documentée, le trafic de migrants ni la traite de personnes, qu'elle incite à la discrimination et à la xénophobie et qu'elle favorise l'apparition de groupes de trafiquants qui font courir un plus grand danger aux personnes.

Nous nous sommes engagés lors de ce Sommet à situer la personne du migrant au centre des programmes et projets migratoires, en garantissant que les politiques migratoires de chaque État respectent pleinement les droits humains de tous les migrants. De même, nous reconnaissons que les migrants enrichissent la diversité culturelle et améliorent le fonctionnement économique et social des sociétés réceptrices.

Nous manifestons notre profonde préoccupation pour la décision adoptée par le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique de construire un mur à sa frontière avec le Mexique, étant donné qu'elle constitue une mesure unilatérale contraire à l'esprit d'entente qui doit caractériser la considération des problèmes communs entre pays voisins et qu'elle affecte la coopération dans l'Hémisphère.

Nous exhortons les autorités dudit pays [les Etats-Unis] à développer des mesures tendant à la régularisation de travailleurs venant d'autres pays et à mettre en marche des programmes de travailleurs temporaires qui assurent le plein respect de leurs droits humains et relatifs au travail.

Nous, les Chefs d'État et de Gouvernement ibéro-américains, lançons un appel ferme au Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique afin qu'il reconsidère la construction d'un mur de division en Amérique.
"

Publié par emirdeniz à 14:44:54 dans International | Commentaires (0) |

Lettre ouverte à Wilhem Leibfritz, chercheur à l’OCDE | 18 octobre 2006

Monsieur,

Je vous écris simplement pour vous dire mon étonnement suite aux recommandations du rapport intitulé "étude économique de la Turquie 2006".

N'ayant trouvé aucun moyen sur votre site de faire des commentaires sur ce contenu, je me permets de vous écrire. En effet, j'ai l'impression que vous vous présentez comme des observateurs neutres et comme si vos recommandations n'avaient aucunes conséquences sur les politiques publiques qui sont menées dans ces pays. Je reconnais souvent la grande qualité de vos contributions en termes statistiques surtout dans un pays comme la Turquie qui n'a pas les outils statistiques appropriés. Cependant, comment ne pas s'étonner de vos recommandations concernant le salaire minimum d'une part et la retraite d'autre part ?

Je remarque que lorsque ça vous arrange vous réussissez à contextualiser des mesures (comparaison des taux de remplacement dans l'OCDE pour les pensions de retraite) et lorsque ça ne vous arrange pas (ou plutôt ça n'arrange pas le "business") vous faites des propositions décontextualisées. Vous proposez d'augmenter la durée de cotisation retraite à 65 ans. Or, vous savez certainement que l'espérance de vie en Turquie est inférieure de 5 points par rapport à la moyenne de l'OCDE et qu'il est inférieur de dix ans par rapport aux pays les plus avancés. Cette remarque n'est pas d'ordre moral mais économique puisque lorsque les gens vivent moins longtemps on verse également les pensions pendant moins longtemps.

Ensuite, sur le SMIC puisque cette recommandation n'est pas la première, cela fait plusieurs fois que vous revenez à la charge sur le SMIC. Vous proposez en effet de d'appliquer plusieurs SMIC selon les régions (en réalité de baisser le SMIC dans certaines régions). Vous devez certainement savoir que le SMIC n'a en aucun cas été créé comme un outils d'ajustement de la productivité mais bien comme un outils (keynésien) de régulation économique car sinon avec un marché de l'emploi aussi vaste en nombre de bras disponibles les salaires plafonneraient à un niveau très faible comme dans certains pays émergents où depuis des années les salaires stagnent malgré des croissances économiques à deux chiffres. Vous avez en revanche raison de préciser qu'il faut prendre des mesures de rééquilibrage entre l'ouest et l'est du pays mais les handicaps de l'est ne viennent pas selon moi des salaires trop élevés dans le secteur formel qui insisterait à aller dans le secteur informel mais de facteurs géographiques et géopolitiques (absence d'infrastructure d'éducation et de transport modernes, instabilité politique liée à la proximité de l'Iran et de l'Irak, problème kurde, relief montagneux, ...).

Les exemples sont encore nombreux, mais je pense que vous ne tirez en aucun cas les leçons de ce qui s'est passé dans certains pays (Argentine, Asie du sud est) qui ont suivi ce genre de recommandation et qui ont subit de graves crises sociales, politiques et économiques. Je ne dis pas que vous êtes exactement dans le dogmatisme du consensus de Washington mais cela y ressemble beaucoup.

Vous êtes responsables de beaucoup de maux et en même temps vous êtes irresponsables politiquement parce que vous n'êtes pas élus.

Ceci est une lettre ouverte que je vais publier sur mon Blog.

En attendant une réponse de votre part.

Bien à vous,

Publié par emirdeniz à 17:14:13 dans International | Commentaires (0) |

Lula, Lionel Jospin ou François Mitterrand ? | 01 octobre 2006

Encore une fois, je vais essayer de développer mon argumentation à partir du titre ce cet article. Cela me permet d'avoir un angle d'attaque et au final de structurer ma réflexion. Le titre "Lionel Jospin ou François Mitterrand" que j'utilise ici me permet à la fois de m'adresser à un public large et à la fois de poser la question suggérée à chaque fois qu'on parle de Lula :"a-t-il trahi ?" sous entendu ses électeurs et sa base sociale ? On peut aussi supputer à partir de ce titre que je vais faire appel à la mémoire François Mitterrand comme c'est la mode en ce moment pour redorer le blason de Lula.

D'abord le cadre. Je vous rappelle qu'ont lieu au moment même ou j'écris cet article des élections générales au Brésil qui se sont transformés en référendum pour ou contre Lula. Au vu des dernières études d'opinion, il semblerait que la seule question soit de savoir s'il sera élu au premier ou au second tour (c'est une question importante pour la suite).

Lula est arrivé au pouvoir dans le pays où il y a le plus d'inégalités au monde. Un pays qui a stabilisé sa démocratie après des décennies d'instabilités et d'interventions de la junte militaire. Un pays complexe où les clivages politiques sont beaucoup plus fortement liés que chez nous à des clivages sociaux, confessionnels et surtout ethniques comme dans l'ensemble de l'Amérique latine. Nous n'avons pas le temps ici de développer l'histoire de ce pays, mais disons simplement que l'élection de Lula marque réellement l'entrée dans le jeu politique et institutionnel des masses laborieuses (ouvriers et paysans pauvres) qui constituent la base sociale du Parti des Travailleurs. Car l'originalité de la gauche brésilienne par rapport à d'autres pays latino américains réside dans le fait qu'il soit structuré autour d'une organisation de masse : le parti des travailleurs dont la constitution sociologique n'est pas en décalage (comme en Europe) avec la base sociale réelle de Lula. Le PT brésilien compte entre 600 000 et 1 000 000 d'adhérents ce qui en fait aujourd'hui le premier parti du Brésil alors qu'il y a 20 ans il était quasiment inexistant.

C'est là que le parallèle avec la gauche française des années 70 est intéressant. La gauche avant Epinay est émiettée et le Parti structurant de la gauche est le PC. Voyant l'impasse dans laquelle ils sont, les éléments les plus actifs de cette gauche non communiste (le PSU en étant l'élément le plus connu) décident après l'échec des élections de 1969 de commencer une lente recomposition de cette gauche autour d'un Parti démocratique majoritaire. Le congrès d'Epinay marque à ce titre un jour important dans cette recomposition et 10 ans plus tard, à force de travil de conviction, le Parti Socialiste arrivera au pouvoir. Comme le PS, le PT est un parti démocratique qui autorise les courants en son sein. Il permet de réunir dans une même entité politique des courants différents de la gauche et même pour le PT de l'extrême gauche trotskiste. Comme Mitterrand Lula à force d'acharnement et après 20 ans d'échecs électoraux arrive au pouvoir en ayant réussi le même pari : refonder une gauche démocratique autour d'un parti majoritaire.

Le parallèle entre les deux hommes est donc surtout vrai du point de vue de leur parcours et de leur stratégie de conquête du pouvoir. Ce qu'ils partagent avant tout c'est l'idée que le monde est dominé par des rapports de forces et qu'il est vain de vouloir négocier, la négociation est incluse dans la lutte elle même et les défaites d'une fois préparent à chaque fois les victoires de demain.

Quand à la politique sociale de Lula qui est la véritable question posée aujourd'hui. Il faut d'abord noter que les critiques les plus virulentes à cet égard ne viennent pas de la gauche mais des conservateurs en particulier de la presse conservatrice qui est très prompte à souligner les promesses non tenues de Lula. Il vaut parfois mieux ne rien faire pour ne pas avoir à trahir. Nous ne pouvons tout de même pas négligé certaines critiques justifiées. Tout d'abord, si les inégalités ont baissées, le pays demeure celui où il y a le plus d'inégalités au monde. La question est donc de savoir si Lula a "trahi" dans le sens où il ne croirait plus à un idéal socialiste où s'il n'a pas les moyens de mener exactement la politique qu'il souhaiterait. Je penche plutôt pour la deuxième solution. Il est quand même étrange qu'on s'en prenne à ce que Lula n'a pas pu faire alors qu'aujourd'hui dans une majorité de pays développés en particuliers en Europe, les marges des manœuvres politiques pour la gauche sont tellement faibles que l'idée même d'un changement et d'une redistribution paraît absurde à certains. Lula est confronté lui à des forces autrement plus puissantes que sont les manias de l'agriculture intensive et les marchés financiers dans un pays où une annonce impromptue peut provoquer une crise financière puis sociale du fait du poids important de la dette. Lula a donc fait le choix de se redonner des marges de manœuvres financières quitte à sacrifier la croissance du pays. Surtout, il a battu en brèche l'idée conservatrice qu'on ne peut pas faire de redistribution sans croissance. La redistribution sans la croissance constitue en réalité une réelle remise en cause structurelle du capitalisme dans la mesure où c'est la seule chose qui permet réellement de commencer à inverser le rapport Capital/Travail qui constitue le fondement de la lutte de classe. Lula, en bon syndicaliste l'a compris.

Quand à la comparaison, avec Lionel Jospin, elle en découle. Si le gouvernement Jospin avait décider de redistribuer les fruits de la croissance, il ne s'est pas attaqué au rapport capital/travail et surtout il a intériorisé l'idée d'abord qu'on en peut pas tout faire et puis au final qu'on ne peut rien faire. Je souhaite donc par cet article rendre hommage au seul représentant de la classe ouvrière qui soit un président en exercice et cela suffit à le rendre sympathique à mes yeux.

Publié par emirdeniz à 18:06:59 dans International | Commentaires (0) |

Du courage | 02 mai 2006

Evo Morales a annoncé, lundi 1er mai, la nationalisation des hydrocarbures du pays, lors d'une cérémonie organisée à Carapari, dans le sud du pays. Le président bolivien a proclamé la prise de contrôle de l'ensemble des champs pétroliers par la compagnie publique nationale YPFB (Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos).  "Le temps est maintenant venu, ce jour attendu, ce jour historique, où la Bolivie reprend le contrôle absolu de ses ressources naturelles", a déclaré Evo Morales.

 

Il a fixé un délai de 180 jours aux compagnies pétrolières étrangères opérant dans le pays pour régulariser leur situation à travers de nouveaux contrats d'exploitation, à défaut de quoi ces compagnies devront quitter le pays. "Nous demandons aux forces armées, ainsi qu'à des bataillons d'ingénieurs, d'occuper dès maintenant tous les gisements d'hydrocarbures de Bolivie", a lancé le président bolivien, lundi.

 

M. Morales, premier président indien de Bolivie, qui affronte une vague de renvendications sociales après ses cent premiers jours au pouvoir, avait souvent annoncé son intention de nationaliser les hydrocarbures, sans avoir précisé les modalités de son plan. "Nous ne sommes pas un gouvernement qui se borne à faire de simples promesses, nous donnons suite à ce que nous proposons et à ce que le peuple réclame", a-t-il dit. Son vice-président, M. Garcia, a estimé que les revenus de l'Etat issus de la production des ressources énergétiques du pays passeraient à 780 millions de dollars, soit près de six fois plus qu'en 2002.

LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES "N'EST QU'UN DÉBUT"

 

Aussitôt après cette annonce, le commandement général de l'armée a indiqué que des militaires avaient pris, lundi, le contrôle des champs pétrolifères du pays. Cette mesure a pour but d'"assurer le fonctionnement des structures de production pour garantir l'approvisionnement", remplir les engagements internationaux et alimenter le marché national, précise un communiqué militaire.

 

L'armée qualifie la décision du gouvernement de "nationalisation intelligente" qui conduira les compagnies étrangères à des négociations placées sous "les signes de l'équité et de justice". Ce qui signifie que l'Etat vendra lui-même le gaz, reléguant les compagnies étrangères au rang de simples opérateurs, le décret annulant la disposition légale qui prévoit que l'Etat ne possède plus le gaz une fois extrait du sol. Ces nationalisations ne sont qu'un début, "demain nous nous occuperons des mines, puis du secteur forestier et éventuellement de toutes les ressources pour lesquelles se sont battus nos ancêtres", a poursuivi Evo Morales.

 

Vingt-six compagnies étrangères, dont Repsol (Espagne), Total (France), Exxon (Etats-Unis), British Gas (GB) et Petrobras (Brésil), sont implantées en Bolivie, qui détient les deuxièmes réserves de gaz d'Amérique du Sud après le Venezuela. "Le gouvernement espagnol exprime sa plus vive préoccupation concernant les informations venant de Bolivie au sujet du décret de nationalisation", a déclaré le ministre des affaires étrangères espagnol à Madrid. Repsol et Total ont fait savoir, lundi, qu'il était trop tôt pour évaluer la portée du décret. "Le décret est imprécis et ouvert à différentes interprétations quant à sa mise en application", a estimé pour sa part le président de Petrobras, José Sergio Gabrielli. Cependant, tandis que les cours du pétrole atteignent déjà des niveaux records, cette nouvelle annonce risque d'accroître les pressions sur le marché des hydrocarbures et de provoquer une nouvelle flambée des cours.

 

A New York, les prix du pétrole ont nettement monté lundi, repassant au-dessus de 73 dollars le baril, accentuant leur progression après l'annonce par la Bolivie de la nationalisation de ses champs d'hydrocarbures. Mardi matin, les cours du pétrole étaient quasiment inchangés en Asie, les marchés restant dans l'attente de voir comment évoluera la crise sur le nucléaire iranien, ont indiqué des courtiers.

 

 

 

Publié par emirdeniz à 12:30:49 dans International | Commentaires (0) |

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